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La revente de vélos volés fait rage à Vancouver

Un homme traîne un chariot avec des cadres de vélos.

Jordan, qui ne veut pas donner son nom de famille, assure qu'il répare des vélos pour les habitants du Downtown Eastside et qu'il ne revend pas d'objets volés.

Photo : Radio-Canada / Eric Rankin

Radio-Canada

La police de Vancouver dit ne pouvoir rien faire pour fermer les ateliers de cannibalisation de vélos parce qu’il est impossible de prouver qu’ils vendent des vélos volés.

La police affirme que les vols de vélos dans la ville ont baissé de 14 % depuis l'an dernier, mais des données récentes obtenues par CBC News indiquent que, dans certains quartiers, il y a eu une croissance majeure.

Dans le Downtown Eastside, le quartier le plus démuni situé au centre-ville de Vancouver, les ateliers de cannibalisation sont facilement repérables.

Tom Riley, mécanicien de vélos, ne comprend pas que ces établissements puissent rester ouverts au coin des rues et sous les viaducs du quartier.

« Je trouve ça honteux de voir des gens avec un chariot de supermarché rempli de vélos, peut-être 10 ou 15 vélos qui ne leur appartiennent visiblement pas, dit-il. Je pense que la police devrait agir. »

M. Riley a récemment été victime d'un vol. Le tricycle qu’il conduisait pour l’entreprise de livraison Shift Delivery a disparu au centre-ville.

Un homme debout à côté d'un tricycle de livraison.

Tom Riley, mécanicien de Shift Delivery, s'est fait voler son vélo près du Downtown Eastside.

Photo : Radio-Canada / Eric Rankin

Quelques minutes plus tard, des témoins ont vu le voleur tenter de cacher le tricycle de livraison près de False Creek, et M. Riley a pu le récupérer.

Sur des sites Internet comme Reddit, les Vancouvérois se plaignent des vols de vélos et des opérations de recel depuis des mois.

Malgré la baisse de 14 % à Vancouver, les vols de vélos ont augmenté de 44 % à West Point Grey, de 67 % à Sunset et de 138 % dans le quartier de Hastings-Sunrise à côté du Downtown Eastside.

Plus de 2100 vélos ont été volés en 2018, un chiffre qui ne prend pas en compte le nombre de vols qui ne sont pas signalés à la police.

Des cadres de vélos empilés sous un viaduc.

Une dizaine de cadres de vélos sous le viaduc du parc Andy-Livingston, dans le Downtown Eastside, de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Eric Rankin

La police de Vancouver affirme qu’elle ne peut pas prouver qu’un vélo a été volé parce que les propriétaires ne font pas les démarches nécessaires pour protéger leurs vélos.

« C’est un défi pour nous, les enquêteurs. Si nous ne pouvons pas prouver que les vélos sont volés, nous ne pouvons pas déposer d’accusations », explique le sergent Jason Robillard, porte-parole de la police de Vancouver.

Il rappelle aux propriétaires d’utiliser des cadenas sécuritaires, d’enregistrer le numéro de série de leur vélo, de graver leur numéro de permis de conduire sur le cadre, de prendre des photos et de s’abonner au Projet 529, une application gratuite qui signale à ses membres tout vol dans les environs de là où ils se trouvent.

D'après un texte d'Eric Rankin

Colombie-Britannique et Yukon

Vol