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Zone d’intervention spéciale : des résidents mécontents en Mauricie et au Centre-du-Québec

Maisons entourées d'eau.

Les inondations 2019 vues des airs en Mauricie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des résidents de la Mauricie et du Centre-du-Québec ne comprennent pas pourquoi leur résidence se trouve toujours sur la carte de la zone d’intervention spéciale (ZIS) du gouvernement du Québec. Il y a un moratoire sur la construction sur les terrains qui se trouvent dans cette zone considérée comme à risque d’inondation.

Le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation a publié une nouvelle carte de la zone d'intervention spéciale. Celle-ci fait suite aux modifications demandées par les municipalités et les résidents touchés.

Des résidents de la région qui affirment n’avoir jamais eu d'eau ni sur leur terrain ni dans leur sous-sol en 60 ans se trouvent dans cette zone.

Des citoyens me disent : "Je n’ai jamais eu d’eau chez nous, et je suis là-dedans", raconte le maire de Maskinongé, Roger Michaud.

À Trois-Rivières, un urbaniste se consacre maintenant complètement au traitement des questions et des demandes liées aux ZIS. Il peut être joint en appelant au 311.

Bécancour dit aussi recevoir beaucoup d’appels de citoyens inquiets.

Nous vous assurons que la Municipalité est en mode solution afin de revoir la cartographie de sorte que les maisons riveraines, non touchées par les inondations de 2017 et 2019, ne soient pas indûment incluses dans la nouvelle zone proposée, indique la Municipalité par voie de communiqué.

Les résidents et les municipalités ont jusqu'au 19 août pour demander que des résidences et des bâtiments soient retirés de la ZIS.

Les délimitations de la carte devraient être modifiées encore une fois en septembre en fonction des commentaires reçus.

En plus de ne pas pouvoir réaliser de nouvelles constructions ou de reconstruire les résidences endommagées par les inondations dans cette zone, les citoyens ne peuvent pas construire ni agrandir les bâtiments secondaires sur leur terrain.

De plus, le décret gouvernemental précise que les sous-sols ne peuvent pas être habitables et que la machinerie, comme une fournaise, ne peut pas être gardée au sous-sol.

Les propriétaires qui se retrouvent dans une zone de crue 0-100 ans doivent également produire une étude démontrant que leur bâtiment peut résister à une inondation.

Le maire de Maskinongé, Roger Michaud, trouve que les mesures du décret sont exagérées.

Ce n'est pas parce que t'as un pouce d'eau sur ton terrain que ça te cause des dommages, affirme-t-il.

Il déplore le fait que le gouvernement ait utilisé des photos satellites aériennes pour déterminer la zone.

Environ 20 % des résidences en zone inondable ne se retrouvent plus dans les nouvelles cartes du gouvernement qui déterminent la zone d'intervention spéciale.

Selon les nouvelles données, quelque 98 000 résidences font maintenant partie de la zone, alors que la première carte dévoilée au début de juillet regroupait plutôt 120 000 maisons. Le nombre de municipalités québécoises touchées passe de 813 à 783.

Avec des informations de Pascale Langlois

Mauricie et Centre du Québec

Politique provinciale