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Un diplomate turc abattu dans le Kurdistan irakien

Vue extérieure d'un restaurant.

Le diplomate turc a été abattu mercredi dans ce restaurant d'Erbil.

Photo : Reuters / Azad Lashkari

Radio-Canada

Un diplomate turc a été tué lors d'une attaque armée perpétrée mercredi à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Ankara, déjà engagé militairement dans la région, promet d'ores et déjà de riposter.

Selon des membres des forces de sécurité kurdes s'exprimant sous couvert de l'anonymat, l'attaque est attribuable à un homme armé qui a fait irruption dans le restaurant turc HuQQabaz, où le diplomate était attablé.

Un employé du consulat turc et un civil ont été tués, tandis qu'un autre civil a été blessé, a indiqué un communiqué officiel des forces de sécurité kurdes irakiennes.

L'attaque n'a pas été revendiquée et le tireur serait toujours en fuite. Selon des sources de Reuters et un témoin, l'assaillant a pris la fuite dans un véhicule qui l'attendait.

Le responsable du restaurant a déclaré à l'agence de presse turque Anadolu que l'assaillant était seul, habillé en civil et muni de deux pistolets. Il aurait directement pris pour cible des employés du consulat turc.

Ankara s'est contentée de confirmer la mort d'un employé de son consulat d'Erbil, mais une source policière de l'AFP ainsi que l'agence de presse irakienne ont rapporté que la victime était le vice-consul.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlet Cavusoglu, a affirmé pour sa part que trois personnes ont pris part à l'assaut. Selon lui, le tireur s'est aussi attaqué à des Irakiens assis à une table située près de celle de l'ambassadeur.

Plusieurs hommes en treillis militaire sont présents autour du restaurant.

Les forces de sécurité kurdes irakiennes se sont rapidement déployées près du restaurant HuQQabaz, où l'attaque a eu lieu.

Photo : Reuters / Azad Lashkari

Ankara promet de riposter

Nous apporterons la réponse appropriée aux auteurs de cette attaque lâche, a rapidement commenté sur Twitter le porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, Ibrahim Kalin, sans toutefois désigner de coupable.

Nous poursuivons nos démarches auprès du gouvernement irakien et des autorités locales afin de retrouver au plus vite les auteurs de cette attaque, a lui-même tweeté M. Erdogan par la suite.

Le Kurdistan irakien, région autonome frontalière de la Turquie, est le théâtre depuis mai dernier d'une nouvelle offensive de l'armée turque contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Plusieurs offensives du genre ont eu lieu ces dernières années.

Engagé dans un violent conflit avec Ankara dans le Kurdistan turc, le PKK est considéré comme une organisation terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux, dont les États-Unis et le Canada.

Un porte-parole de la branche armée du PKK, Dyar Denir, a toutefois assuré que le groupe n'a rien à voir avec la fusillade d'Erbil.

Le gouvernement autonome du Kurdistan irakien n'est pas un allié du PKK. Il collabore plutôt avec Ankara, qui dispose de bases militaires dans la région, pour les éliminer.

Personne ne les a invités ici, a commenté le premier ministre Masrour Barzani dans une entrevue accordée à Reuters plus tôt en juillet. Nous désapprouvons leurs activités. [...] Nous comprenons les inquiétudes des pays voisins en matière de sécurité.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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