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Des hôteliers pressent les partis fédéraux de réglementer la location à court terme

L'icône de l'application d'Airbnb.

L'icône de l'application d'Airbnb (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des dirigeants d’associations hôtelières du pays demandent aux partis fédéraux de s’engager à revoir la réglementation encadrant la location à court terme, comme la plateforme Airbnb.

À l’aube de la campagne électorale fédérale, l'Association des hôtels du Canada (AHC), l'Association des hôtels d'Ottawa-Gatineau (AHOG) et l'Association hôtellerie Québec (AHQ) exigent, lors d'une sortie à Ottawa mercredi, que les partis et les candidats fédéraux se penchent sur ces règlements que le regroupement croit désuets.

Il faut instaurer des conditions équitables entre les entreprises canadiennes et les entreprises de commerce électronique étrangères, comme Airbnb, selon le communiqué de presse commun des hôteliers.

Ils croient notamment que la législation actuelle doit être modernisée pour que les entreprises numériques contribuent équitablement à l'économie canadienne, selon la directrice des relations gouvernementales pour l'AHC, Alana Baker.

Elle a précisé en point de presse que les entreprises numériques étrangères devraient payer de l’impôt au Canada sur leur revenu au pays et que les services de location à court terme devraient percevoir la TPS ou la TVH, notamment.

Alana Baker, de l'Association des hôtels du Canada, accompagnée à gauche de Xavier Gret, PDG de l'Association hôtellerie Québec, et à droite de Steve Ball, président de l'Association des hôtels d'Ottawa-Gatineau

Alana Baker, de l'Association des hôtels du Canada, accompagnée à gauche de Xavier Gret, PDG de l'Association hôtellerie Québec, et à droite de Steve Ball, président de l'Association des hôtels d'Ottawa-Gatineau

Photo : Radio-Canada / Giacomo Panico

Taxer les produits numériques

Alors que de nombreux autres pays du G20 ont pris des mesures pour taxer l’économie numérique, le gouvernement canadien accuse du retard et doit passer à l’action, peut-on lire dans le communiqué.

Si des membres du G20 ont agi, la situation n'est pas la même au pays de l'érable. Un rapport du vérificateur général du Canada publié au printemps fait état de pertes de revenus de 169 millions de dollars en 2017 en raison de la non-perception de la TPS sur les produits et services numériques.

Ce qu'on dit, c'est qu'on veut de l'équité et que ce soit bien encadré, a résumé Xavier Gret, président-directeur général de l'Association hôtellerie Québec, à l'émission Les matins d'ici. Il estime que les plateformes comme Airbnb et les hôtels ne jouent pas sur le même terrain.

On veut vraiment jouer sur le même pied d'égalité. Après, que le meilleur gagne.

Xavier Gret, président-directeur général de l'Association hôtellerie Québec

Nous, ce qu'on veut, c'est que les gens puissent payer leurs impôts, prélever la taxe sur l'hébergement et [les taxes de vente], a-t-il affirmé.

Selon le président de l’Association des hôtels d'Ottawa-Gatineau, Steve Ball, le phénomène a des conséquences sur le nombre de logements offerts, sur l'augmentation des prix de location, ainsi que sur les enjeux de nuisance publique et les problèmes en matière de sécurité.

Airbnb réplique

De son côté, Airbnb estime que la façon dont l'industrie hôtelière collige les données sur son site Internet est erronée. Selon l'entreprise, les hôtels souhaitent éliminer toute compétition, alors que la location de logement devient une pratique répandue au Canada.

Airbnb est un partenaire responsable envers les gouvernements au pays, répond par courriel le directeur des politiques publiques d'Airbnb Canada, Alex Dagg. Airbnb travaille notamment avec l'Agence du revenu du Canada pour envoyer des rappels lors de la saison des impôts à tous les hôtes quant à l'obligation de déclarer leurs revenus. Nous travaillons également avec les gouvernements locaux – comme la Colombie-Britannique et des communautés en Ontario – pour prélever et remettre les taxes touristiques.

Avec les informations de Christian Milette et de Giacomo Panico

Ottawa-Gatineau

Politique fédérale