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Les employés du Centre touristique du Lac-Simon en grève pour de meilleurs salaires

Les employés du parc national de Plaisance pourraient eux aussi être en grève dès samedi.

Les travailleurs tiennent des affiches avec des messages comme «On veut négocier» et «Notre confiance a disparu, de la patience on n'en a plus».

Des employés du Centre touristique du Lac-Simon forment une ligne de piquetage alors qu'ils ont déclenché une grève.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Bergeron

Radio-Canada

Le personnel du Centre touristique du Lac-Simon, à une centaine de kilomètres au nord-est de Gatineau, est en grève pour une durée indéterminée depuis 6 h 30.

La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a confirmé mardi avoir reçu un avis de grève qui vise, en plus du Centre touristique du Lac‑Simon, son siège social, le Parc de la Chute‑Montmorency, le Centre touristique du Lac‑Kénogami et le Camping des Voltigeurs à compter de mercredi matin.

En Outaouais, la grève a des répercussions sur la restauration, la location d’équipements, les plages et les activités guidées du centre touristique. Mais la Sépaq assure que l’établissement du Lac-Simon demeure ouvert pendant le débrayage.

Rémunération

Le point d’achoppement des négociations en vue du renouvellement de la convention collective est la rémunération des employés.

On n’est pas capables d’avoir une entente monétaire avec la Sépaq. Les offres qui ont été mises sur la table sont des offres ridicules, a affirmé Michel Girard, président régional du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).

M. Girard répond aux questions d'un journaliste devant des employés en grève qui manifestent.

Le président régional du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, Michel Girard.

Photo : Radio-Canada

La Sépaq verse à la plupart de ses employés saisonniers syndiqués un salaire horaire de 15 $ à 18 $. Cette rémunération est inadéquate et ne suit pas l’évolution du coût de la vie, soutient le SFPQ. Ce qu’on demande, c’est que les gens aient un salaire décent, a résumé M. Girard.

Les travailleurs sont pour la plupart guides de pêche, guides de chasse, préposés à l'accueil, gardes-parc ou préposés aux terrains.

On aurait pu éviter ce qui se passe aujourd’hui. Mais dans les derniers jours, au lieu de négocier, l’employeur s’est préparé à la grève.

Michel Girard, président régional, SFPQ

M. Girard demande maintenant que le président du Conseil du Trésor, Christian Dubé, rencontre son syndicat pour parler des vraies affaires et trouver une façon de régler le conflit. Seul M. Dubé peut délier les cordons de la bourse, selon lui.

Demande de conciliation

La Sépaq avait déposé une deuxième offre salariale lundi soir qui, selon elle, constituait une avancée sérieuse dans les négociations, selon un communiqué de l'organisme. Mais, la contre-offre syndicale a ramené les discussions à la case départ.

Quelques heures avant que le mandat de grève entre en vigueur et à la suite de l’évaluation de la contre-offre syndicale, l’employeur a demandé la désignation d'un conciliateur auprès du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

Selon la Sépaq, la conciliation est le seul moyen de mettre fin rapidement à ce conflit de travail.

Pour sa part, le SFPQ a fait valoir, mercredi matin, que les offres patronales n'ont pas été à la hauteur de ses attentes. Le syndicat soutient aussi que rien ne semble être fait par le gouvernement Legault pour éviter que la grève prenne de l'ampleur.

Les employés du parc national de Plaisance et leurs collègues des 22 autres parcs nationaux pourraient eux aussi être en grève dès samedi si les discussions entre les parties patronales et syndicales n'aboutissent pas.

Ottawa-Gatineau

Relations de travail