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Doit-on s’inquiéter de vol de données biologiques dans les laboratoires?

Représentation artistique de virus et bactéries qui attaquent le système immunitaire d'un humain.

Au Canada, il existe une loi fédérale votée en 2009 nommée Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines.

Photo : iStock

Radio-Canada

L’enquête de la GRC sur deux chercheurs évincés du Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg, soulève des questions quant aux risques liés au vol potentiel de données biologiques.

Jusqu’à présent, aucune accusation n’a été portée contre la Dre Xiangguo Qiu et son mari Keding Cheng. L'Agence de Santé publique du Canada parle simplement d'une question de « violation des règlements », et assure que rien ne porte à croire à un danger pour le public.

Le Laboratoire national de microbiologie est le seul établissement de niveau 4 du Canada. Cela signifie qu’il est en mesure de travailler sur des maladies sérieuses et mortelles pour l’humain et l’animal, comme l'Ebola.

Selon Mireille Cartier, agente de sécurité biologique à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), tant que les données biologiques qui pourraient sortir de l'enceinte du laboratoire ne contiennent pas d'informations liées au matériel infectieux, leur vol n’aurait pas un grand effet sur les citoyens.

Toutefois, « c’est certain que s’il y a du matériel infectieux, que ce soit virus ou bactérie, qui sort du laboratoire façon non officielle, oui ça pourrait causer un problème », dit-elle.

Mireille Cartier explique que les niveaux de sécurité dans les laboratoires de confinement 4, comme c’est le cas au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg, sont habituellement très serrés.

Au Canada, il existe une loi fédérale votée en 2009 nommée Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines.

Cette loi établit un régime pour promouvoir la sûreté des agents pathogènes humains et des toxines afin de protéger la santé et la sécurité publiques contre les risques qu’ils présentent.

« En cas d’accident involontaire dans un laboratoire, la procédure suivie est celle de la biosécurité; tandis que la biosûreté vise plus la protection des agents pathogènes des mauvaises intentions », dit Mireille Cartier.

Mireille Cartier affirme que le vol des données biologiques dans les laboratoires n’est pas une pratique courante. « De manière générale, ce qui arrive souvent ce sont des échanges d’informations entre chercheurs, dit-elle. Tout le monde essaie de trouver les médicaments pour faire avancer le domaine. »

Manitoba

Prévention et sécurité