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Deux leaders d’Attawapiskat entament une grève de la faim

Une femme dans une tente.

Theresa Spence, ancienne chef d'Attawapiskat, pendant sa grève de la faim dans un tipi sur l'île Victoria à Ottawa, en 2012.

Photo : Reuters / Chris Wattie

Radio-Canada

L’ancienne chef Theresa Spence et une membre actuelle du conseil de bande, Sylvia Koostachin-Metatawabin, ont commencé une grève de la faim pour obtenir de la part du gouvernement fédéral des solutions durables aux problèmes liés à la qualité de l'eau et des infrastructures de leur communauté.

Le conseil de bande d’Attawapiskat a déclaré l’état d’urgence la semaine dernière après que des analyses de l’eau eurent révélé des niveaux potentiellement nocifs de trihalométhanes (THM) et d’acides haloacétiques (AHA) dans l’eau du robinet.

La collectivité dispose aussi d'un système d’osmose inverse pour s'approvisionner en eau potable, distribuée à deux endroits, où les membres de la collectivité peuvent remplir des bidons.

Bien qu’elle soit encore potable, cette eau commence aussi à présenter des taux croissants de THM et d’AHA.

Nous ne resterons plus les bras croisés et ne regarderons plus des groupes et des représentants du gouvernement venir visiter notre collectivité uniquement pour offrir une solution fragmentaire à une crise de longue date.

Déclaration de Theresa Spence et Sylvia Koostachin-Metatawabin sur Facebook
Enseigne de la mine De Beers à Attawapiskat

Les deux femmes se sont installées dans un centre de formation vacant de la compagnie De Beers pour faire leur grève de la faim.

Photo : CBC/Rita Celli

Il s’agit, pour Mme Spence, d’une deuxième grève de la faim.

Elle est devenue une figure de proue du mouvement Idle No More après avoir subsisté avec du bouillon de poisson et du thé médicinal de décembre 2012 à janvier 2013, exigeant une rencontre entre le premier ministre, le gouverneur général et les chefs des Premières Nations.

Des manifestants autochtones sur l'île Victoria, à Ottawa, en hiver

Des manifestants autochtones s'étaient rassemblés sur l'île Victoria pendant que la chef Theresa Spence, devenue une icône du mouvement Idle No More, faisait sa grève de la faim pour réclamer de meilleures conditions de vie pour les peuples autochtones, en 2012-2013 (Archives).

Photo : Julie LeBreton/CBC

Mettre la pression sur les hauts fonctionnaires

Mmes Spence et Koostachin-Metatawabin exigent que des membres de la haute direction du ministère des Services aux Autochtones du Canada dotés de pouvoirs budgétaires et décisionnels rencontrent les dirigeants d'Attawapiskat.

Elles réclament des investissements majeurs en capital qui englobent non seulement notre crise de l’eau, mais aussi les infrastructures et le logement.

Selon la déclaration publiée sur Facebook, la communauté a également besoin d’engagements en matière de protection de l’enfance, de santé et d’éducation, ainsi qu’en ce qui concerne l'exploitation des ressources sur les terres traditionnelles.

Danny Metatawabin, qui était le porte-parole de Mme Spence pendant Idle No More, a dit que les deux femmes qui font la grève de la faim ne consomment actuellement que de l’eau.

Mais si Services aux Autochtones Canada ou les fonctionnaires provinciaux ne proposent pas de solutions, alors elles vont cesser de boire de l’eau, a déclaré M. Metatawabin, dans une entrevue téléphonique depuis Attawapiskat.

Avec les informations de CBC

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