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Fermetures de municipalités : à prendre avec un grain de sel, dit Claire Bolduc

Claire Bolduc sera candidate au poste de préfet de la MRC de Témiscamingue

Claire Bolduc a qualifié l'analyse de l'expert Pierre Bernier de «présomptueuse». (archives)

Photo : Gracieuseté : Claire Bolduc

Tanya Neveu

La présidente de la conférence des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue, Claire Bolduc, prend avec un grain de sel l'analyse de l'expert Pierre Bernier, qui prédit la fermeture de 200 municipalités d'ici 2025.

Dans un article publié dimanche dans le Journal de Québec, on peut lire que la transformation démographique aura de lourdes conséquences sur les municipalités dévitalisées.

Cité dans le Journal de Québec, le président de la firme de consultants Groupe Ambition, Pierre Bernier, qui a analysé les statistiques de l'Institut de la statistique du Québec, affirme que les municipalités les plus dévitalisées de la province sont en danger de fermeture.

Selon l'Indice de vitalité économique 2016 produit par l'Institut de la statistique du Québec, 25 % des 64 municipalités de l'Abitibi-Témiscamingue présentent un indice de vitalité économiquement faible.

Huit au Témiscamingue

Parmi celles-ci, huit sont situées au Témiscamingue. En Abitibi, on peut penser à Normétal, Rochebeaucourt et Lac-Simon.

La présidente de la Conférence des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue, Claire Bolduc, affirme qu'il faut prendre du recul par rapport à ces données, qui sont basées exclusivement sur des statistiques et non un travail de terrain.

Les statistiques restent quelque chose de très statique. Les statistiques et les tendances, ça reste quelque chose qui donne un portrait à un moment donné, qui n'évaluent d'aucune manière tout ce qui peut changer, tout ce qui peut arriver d'imprévu, fait valoir Claire Bolduc.

Elle affirme que les municipalités doivent quand même prendre l'information pour s'ajuster et se projeter dans le futur.

Une analyse «présomptueuse»

Celle qui a été huit ans à la présidence de Solidarité rurale reste prudente et qualifie cette analyse de présomptueuse.

On a tellement annoncé souvent la fermeture de villages et je l'ai vu quand j'étais à Solidarité rurale. On annonce la fermeture de villages, que ça ne marchera plus, et tout à coup, il arrive une étincelle qui change totalement la dynamique de la communauté, témoigne-t-elle.

Consensus en défaveur de l'analyse

La Fédération québécoise des municipalités abonde dans le même sens en affirmant qu'aucune municipalité n'a l'intention de fermer, bien que plusieurs soient confrontées à de nombreux défis.

En entrevue à Région zéro 8, le président de la FQM, Jacques Demers, déplorait que le titre [de l'article est] vraiment déplacé. Quand on dit que ça fait 50 ans qu'il n'y a pas eu une fermeture de municipalité et que là on nous annonce que d'ici six ans, il y en aurait 200... en plus, on y met des noms de municipalités qui travaillent très fort pour attirer chez elles.

Le maire d'Amos et préfet de la MRC d'Abitibi, Sébastien D'Astous, affirme être conscient de la situation, mais que les municipalités redoublent d'efforts pour se revitaliser. On est conscient qu'on n'a pas fait beaucoup de bébés. On voit que la population est vieillissante et sans dresser un constat qui est démoralisant, on s'affaire à trouver des solutions pour attirer des gens, ramener nos jeunes en région et s'assurer qu'ils ont une belle qualité de vie. Ça, c'est primordial, a-t-il déclaré à Région zéro 8.

Abitibi–Témiscamingue

Politique municipale