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Tisser des liens grâce au basketball avec Charles Dubé-Brais

Charles Dubé-Brais est entraîneur adjoint avec le 905 de Toronto, club-école des Raptors de Toronto.

Photo : Radio-Canada

Guillaume Piedboeuf

Une cinquantaine de jeunes joueurs de basketball de Québec profitent cette semaine des enseignements de l’entraîneur des Raptors 905 Charles Dubé-Brais. Le camp Hope Basketball Québec vise toutefois à offrir aux participants des leçons qui vont au-delà du sport.

Je voulais mixer les jeunes défavorisés avec les jeunes de milieu plus fortunés. Je pense que tout le monde peut y gagner, explique Jason Hope, l’homme derrière ce camp.

Intervenant social de formation, l’ancien basketteur essaie en quelque sorte de reproduire ce qu’il a lui-même vécu à un jeune âge.

J’habitais Charlesbourg et je venais d’une famille assez fortunée, mais j’allais souvent jouer au parc Bardy. Je voyais mes amis qui n’avaient pas de lunch. Je retournais chez nous et je demandais à mon père si je pouvais leur acheter des trucs comme des barres tendres. Ç'a commencé comme ça.

L’expérience l’a fait grandir et, bien des années plus tard, après qu'il eut commencé à entraîner au basketball et à travailler comme intervenant, Jason Hope avait encore en tête que le sport peut aider les jeunes à comprendre des réalités différentes de la leur.

Avec l'aide du conseiller municipal de Charlesbourg Patrick Voyer, il a mis sur pied l’Académie Hope Basketball Québec, qui tient un premier camp d'été de deux semaines.

Une cinquantaine de jeunes filles et de garçons de 7 à 17 ans y participent, dont une quinzaine issus de milieux défavorisés dont la participation au camp est entièrement prise en charge par l’Académie.

Ils vont être de meilleurs joueurs de basket en finissant le camp, ça, c’est sûr et certain. Mais c’est surtout le côté social qui était mon objectif. Peu importe d’où tu viens ou ce que tu as dans la vie, ils ont tous le même rêve. Et ils voient à quel point il faut travailler fort pour l’atteindre, explique le fondateur, ravi de l’esprit de famille qui s’est créé parmi les jeunes depuis la semaine dernière.

Charles Dubé-Brais, un invité de marque

Désireux d’offrir à ses joueurs un enseignement de haut niveau, Hope a réussi à amener à Québec un entraîneur new-yorkais, en plus de son ami de longue date Charles Fortier, président du conseil d’administration et ancien joueur étoile du Rouge et Or.

Surtout, Jason Hope a lâché un coup de fil à son ancien entraîneur en sixième année du primaire… un certain Charles Dubé-Brais.

J’étais tannant à l'époque, mais il réussissait à me garder droit. Il a tout de suite accepté de venir quand je l’ai appelé pour lui parler du camp, raconte-t-il à propos de celui qui est devenu l’an dernier l’entraîneur adjoint du club-école des Raptors, les Raptors 905, après une décennie à entraîner à l’international.

Je pense qu’il faut encourager tout ce que les Raptors peuvent faire pour le développement du basket au Canada. Comme seul représentant de la ville de Québec, j’avais envie de m’impliquer dans quelque chose, a expliqué Dubé-Brais, mardi, dans le gymnase du St. Patrick High School, ne cachant pas sa joie d’être de passage dans sa ville natale.

Je dis aux jeunes de croire en leur rêve. Moi, je sais que j’ai eu un parcours atypique pour me rendre où je suis aujourd’hui, et ça part simplement du fait que je ne me suis pas laissé arrêter par le fait que c’était difficile. Quand on a une passion et un rêve, on a le droit d’y croire.

Propos recueillis par Jean-Philippe Martin

Québec

Basketball