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L’Université du Manitoba suspend les postes des chercheurs évincés du laboratoire de microbiologie

Une femme dans un laboratoire porte une combinaison de haute sécurité.

La médecin chinoise Xiangguo Qiu est au Canada depuis 1996, mais est toujours affiliée à l'université de Tianjin, en Chine. Elle a fait venir de nombreux étudiants au fil des années afin de l'épauler dans son travail.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Université du Manitoba a suspendu, lundi, les deux chercheurs récemment écartés du Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg jusqu'à ce que l'enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dont il font l'objet soit terminée.

La Dre Xiangguo Qiu est une éminente virologue qui a contribué au développement du ZMapp, un traitement pour le virus Ebola.

Elle était également professeure auxiliaire au département de microbiologie médicale de l’Université du Manitoba.

Selon le porte-parole de l’Université, John Danakas, son poste non salarié lui a été retiré, et les étudiants qu’elle supervisait ont été réaffectés, dans l’attente de l’enquête de la GRC. Il n’a cependant pas pu préciser combien d’étudiants sont touchés.

Le mari de la Dre Xiangguo Qiu, Keding Cheng a lui aussi perdu son poste non salarié. Il était biologiste et a travaillé lui aussi sur le virus mortel.

Xiangguo Qiu n’a pas pu être jointe pour commenter la situation.

Le 5 juillet dernier, Xiangguo Qiu et Keding Cheng et un nombre inconnu de leurs étudiants chinois ont été écartés du seul laboratoire de niveau 4 au Canada pour « violation des règlements », selon des sources de CBC.

Cet événement a eu lieu plusieurs mois après que les informaticiens du Laboratoire national de microbiologie eurent remplacé l’ordinateur de la Dre Qiu, en dehors de ses heures de travail. Ses voyages en Chine commençaient également à être refusés.

Xiangguo Qiu, Keding Cheng et les étudiants touchés ont perdu leur accès sécurisé au laboratoire, qui est le seul au Canada à gérer des maladies infectieuses mortelles nécessitant le niveau de confinement le plus élevé, comme c’est le cas du virus Ebola.

Manitoba

Santé publique