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Les syndiqués des parcs nationaux d'Aiguebelle et d'Opémican en grève samedi

Parc national d'Aiguebelle.

Parc national d'Aiguebelle (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Piel Côté

Les employés de la Sépaq devraient amorcer leur grève aux parcs nationaux d'Opémican et d'Aiguebelle samedi. Ailleurs au Québec, certains syndiqués seront en moyens de pression dès mercredi. Ce sera le cas à Québec et au Centre-du-Québec, notamment.

Dans la région, 78 travailleurs sont syndiqués, soit dans les deux parcs nationaux ou bien encore à l'Accueil Nord de la Réserve faunique La Vérendrye. Ces derniers ne seront toutefois pas en grève cette journée-ci.

La présidente régionale du syndicat, Nathalie Garvin, explique que la grève dans la région ne commencera pas en même temps pour étaler les moyens de pression.

On va se placer à l'entrée des parcs, on va distribuer des tracts à la population et ça va retarder le service, mais on ne va pas bloquer l'entrée des parcs. On va seulement retarder l'entrée dans les parcs nationaux, dit-elle.

Nathalie Garvin encourage néanmoins les utilisateurs à se rendre dans les parcs nationaux samedi.

On veut que les gens y aillent quand même afin qu'ils soient sensibilisés à nos demandes. De toute manière, si la population boycotte les parcs, ce seront des revenus de moins et les patrons auront la légitimité de nous proposer moins d'argent parce qu'il y aura eu moins de revenus, souligne-t-elle.

Des investissements qui choquent

Depuis le 11 juin, la Sépaq a annoncé des investissements de plus de 50 millions dans différents parcs du Québec.

La présidente du syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec en Abitibi-Témiscamingue (SFPQ-AT), Nathalie Garvin, dénonce ces annonces dans le contexte actuel.

Je trouve ça indécent.

Nathalie Garvin, présidente régionale du SFPQ-AT

Elle affirme que l'offre financière est une augmentation salariale de moins de 1 % par année pour les cinq prochaines années.

Personnellement, et je parle en mon nom et pas celui du syndicat, je trouve que c'est vraiment indécent de faire des annonces comme celles-là dans le contexte où l'on se rencontre à la table de négociation.

Pas de briseurs de grève en vue

Nathalie Garvin fait savoir qu'elle ne craint pas les briseurs de grève, contrairement à ce qui a été évoqué ailleurs au Québec.

On a de très belles relations syndicales avec les patrons dans la région, mais on va vérifier pour être certains qu'il n'y aura pas de briseurs de grève, fait-elle valoir.

Abitibi–Témiscamingue

Relations de travail