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La Chambre des représentants condamne les propos racistes du président Trump

La Chambre des représentants a condamné «fermement les commentaires racistes du président Donald Trump légitimant et accentuant la peur et la haine des nouveaux Américains et des personnes de couleur».

Photo : Associated Press / Patrick Semansky

Radio-Canada

La Chambre des représentants a adopté mardi en fin de journée une motion condamnant les « commentaires racistes » du président Donald Trump contre des élues issues de la minorité.

Dominée par les démocrates, la Chambre des représentants a condamné fermement les commentaires racistes du président Donald Trump légitimant et accentuant la peur et la haine des nouveaux Américains et des personnes de couleur, selon le texte pour lequel ont également voté quatre élus républicains.

Nancy Pelosi, chef des démocrates, avait insisté sur la nécessité de faire passer cette motion.

Chaque membre de cette institution, qu'il soit démocrate ou républicain, devrait se joindre à nous pour condamner les tweets racistes du président […] Ne pas le faire serait rejeter nos valeurs, a-t-elle déclaré.

Donald Trump avec le bras et la main droite tendus vers l'avant.

Donald Trump répond aux questions des journalistes lors de la présentation de la foire Made In America à la Maison-Blanche, le 15 juillet 2019.

Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Plus tôt, le président Trump se défendait de tout racisme.

Il n'y a pas une once de racisme en moi!

Donald Trump, président des États-Unis

Volant à son secours, le leader de la majorité au Sénat Mitch McConnell a fait une déclaration assurant que le président n’est pas un raciste. À la question : « Diriez-vous "retournez dans votre pays’’? », Mitch McConnell s’est contenté de rappeler qu’il est lui-même « un partisan de l’immigration légale » et a appelé « tout le monde à calmer le jeu et à baisser le ton ».

Plan rapproché de M. McConnell.

Le leader de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, a défendu le président Trump.

Photo : The Associated Press / J. Scott Applewhite

Donald Trump est critiqué de toutes parts après la tempête provoquée par ses violents tweets contre des élues démocrates. Les messages du président sur son compte Twitter lundi visaient Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan).

Donald Trump en a rajouté mardi matin : Notre pays est libre, magnifique et prospère. Si vous détestez notre pays, ou si vous n'êtes pas heureuses ici, vous pouvez partir!

Dimanche, le président Trump, qui avait qualifié les quatre élues de « la Brigade » (The Squad) en leur conseillant de « retourner » dans ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité d'où elles viennent, a intensifié lundi ses attaques, les accusant de « haïr » les États-Unis.

Les élues issues de la minorité ont répliqué lundi soir.

Le président Trump ne sait plus comment défendre sa politique, donc il nous attaque personnellement, a lancé Rashida Tlaib. Ses attaques sont dans la continuité de sa partition raciste et xénophobe, a-t-elle ajouté.

Embarras dans le camp républicain

Les propos de Donald Trump ont plongé bien des républicains dans l'embarras.

Le sénateur Rob Portman a jugé les propos du président « déplacés » : Toutes ces femmes sont des citoyennes américaines comme vous et moi, a-t-il déclaré sur CNN.

Chuck Schumer, chef des sénateurs démocrates, et Jeff Flake, ancien sénateur républicain de l'Arizona, ont reproché aux membres de leur parti leur silence.

J'ai souvent dit qu'on ne pouvait attendre des élus républicains qu'ils répondent à toutes les déclarations du président. Mais il y a des moments où elles sont si ignobles et insultantes qu'il leur appartient de les condamner.

Jeff Flake, ancien sénateur de l'Arizona

Joe Biden, vice-président sous Barack Obama et candidat à l'investiture démocrate pour 2020, n’a pas manqué de commenter l’affaire, déclarant qu’aucun président dans l'histoire américaine « n'a été aussi ouvertement raciste que cet homme ».

Donald Trump, président des États-Unis
Avec les informations de Agence France-Presse

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