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Le nombre de cas de violence contre des infirmières augmente au Nouveau-Brunswick

Infirmière dans un corridor d'hôpital.

Le nombre de signalements de cas de violence au travail est en hausse.

Photo : iStock / G Point Studio

Radio-Canada

Près de 1625 incidents de violence au travail dans des hôpitaux du Nouveau-Brunswick ont été signalés en 2018-2019, selon une étude du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (SIINB).

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : de plus en plus d'infirmières affirment avoir été victimes d'une agression, physique ou mentale, de la part d'un patient durant leurs heures de travail.

Le document présenté par le SIINB présente notamment une comparaison entre les deux réseaux de soins de santé de la province en ce qui a trait à la question des incidents violents en milieu de travail.

Près de 1625 incidents de violence au travail dans des hôpitaux du Nouveau-Brunswick ont été signalés en 2018-2019. Près de 625 d'entre eux se sont produits au sein du réseau Vitalité, alors que près de 1000 ont eu lieu dans le réseau Horizon.

Il y a présentement 19 993 employés dans les hôpitaux de la province, ce qui veut dire que près de 1 employé sur 12 a été agressé durant ses heures de travail, et ce, en un an seulement.

L'utilisation du « code blanc » dans les milieux hospitaliers a aussi grimpé au cours de la dernière année.

Code blanc

Le code blanc est l’appel lancé pour qu’un agent de sécurité se rende immédiatement auprès d’un patient.

Un code blanc arrive lorsqu’un patient agit d’une manière violente envers lui-même, envers un employé ou envers toute autre personne, précise Thomas Lizotte, porte-parole du réseau de santé Vitalité. Les gardiens de sécurité interviennent alors pour s’occuper de la situation et ramener le calme sur les lieux.

Au réseau Vitalité, 1217 codes blancs ont été lancés au cours de l'année, ce qui représente une augmentation de plus de près de 500 cas par rapport à l'année précédente.

Au réseau Horizon, ce sont 960 codes blancs qui ont été signalés durant la dernière année, comparativement à 866 en 2017.

Chez Vitalité, le centre hospitalier qui a enregistré le plus haut taux d'incidents contre un membre du personnel est le Centre hospitalier Restigouche (près de 130 incidents), suivi du Centre hospitalier universitaire George-L.-Dumont (près de 95) et de l'Hôpital régional Chaleur (près de 21).

Seulement pour le trimestre en cours, le Centre hospitalier universitaire George-L.-Dumont a eu près de 45 cas.

Chez Horizon, les chiffres sont plus inquiétants : à l’hôpital régional de Saint-Jean, près de 520 incidents du genre ont été signalés. À l'hôpital de Moncton, il y a eu près de 210 cas, tandis qu'à l’hôpital de Fredericton, il y en a eu moins de 200.

Tous les incidents ne sont pas signalés aux autorités policières, seules les plus graves le sont. Le rapport du SIINB indique que, de 2016 à aujourd'hui, près de 155 rapports policiers ont été effectués suite à une agression sur un employé du Centre universitaire George-L.-Dumont.

Une réalité connue sur le terrain

Les chiffres dont fait état le rapport du Syndicat ne font que confirmer ce que disent plusieurs infirmières du Nouveau-Brunswick depuis les derniers mois.

Plus tôt cette année, un homme de 69 ans a été accusé d'avoir agressé sauvagement une infirmière de l'hôpital George-L.-Dumont. Il aurait frappé la tête de sa victime contre un mur, lui aurait arraché des poignées de cheveux avant de la frapper au visage et dans les côtes. La victime a souffert d'ecchymoses, d'une contusion au cerveau, de nausées et de vomissements.

Les infirmières avaient par la suite manifesté devant le palais de justice, où comparaissait l'accusé, en solidarité avec leur collègue agressée.

Quelques semaines plus tard, un autre membre du personnel de Georges-L.-Dumont a été attaqué et des accusations ont été portées contre un adolescent de 15 ans de Moncton.

Je pense que tous les intervenants, que ce soit les infirmières auxiliaires, que ce soit une préposée, une médecin, à un moment donné, on fait face à la violence, dit Renée Whallen, infirmière au Centre hospitalier universitaire Georges-L.-Dumont.

Nouveau-Brunswick

Établissement de santé