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Chatham-Kent déclare l’état d’urgence climatique

Une maison au bord d'un lac est submergée par l'eau.

Chatham-Kent perd trois mètres de rivage par année à cause de l'érosion.

Photo : Office de protection de la nature de la Lower Thames Valley

Radio-Canada

Aux prises avec de graves problèmes d’érosion des rives, la Municipalité de Chatham-Kent déclare l’état d’urgence climatique et demande l’aide de la communauté pour trouver des solutions.

C’est à l’unanimité que les 17 membres du conseil municipal se sont prononcés lundi.

La Municipalité se joint ainsi à un vaste mouvement national et international qui vise à trouver des solutions pour faire face aux changements climatiques.

Pour le conseiller municipal et instigateur de la proposition, Trevor Thompson, la mesure est extrême, mais la Municipalité n’a pas le choix parce qu’elle perd trois mètres de rivage par année à cause de l'érosion.

C'est d'ailleurs pour cette raison que la Municipalité a d'ailleurs dû fermer le chemin Talbot près de Weathley entre les chemins Coatsworth et Stevenson qui est situé le long du lac Érié. Le bord de la falaise se trouve maintenant à moins d'un mètre de l'accotement de la route.

La route montre que ce n'est pas un petit problème à régler et qu'il n'y a pas de solution à court terme, souligne M. Thompson. On parle de millions, potentiellement de milliards de dollars, dans l'infrastructure publique.

En attente de solutions

Aucune mesure concrète n'a toutefois encore été mise en place pour la suite des choses, maintenant que l'urgence climatique a été déclarée.

Les conseillers municipaux ont demandé au personnel de la Ville de formuler des recommandations dans ce dossier. Par ailleurs, une étude sur l'érosion des lacs et une évaluation environnementale pour trouver des solutions à court et à long terme sont en cours ou sur le point de commencer. Les résultats finaux de ces études ne sont néanmoins pas attendus avant mars 2020.

En attendant, M. Thompson invite tous les acteurs locaux à prendre part à la discussion : J'attends avec impatience que la communauté trouve des solutions.

Une déclaration symbolique?

En Ontario, c'est la Ville de Kingston qui a été la première municipalité à déclarer l'état d'urgence climatique au mois de mars 2019.

Selon Robert Kiley, cette décision a permis à la mise en oeuvre de changements réels au sein de la communauté.

Parmi les mesures prises, l'électrification du réseau de transport en commun et l'économie d'énergie dans les bâtiments municipaux.

Ces décisions vont permettre à la municipalité de réduire ses émissions de gaz à effets de serre de 5 % par an au cours des trois prochaines années, soutient M. Kiley.

Dans le Sud-Ouest de l'Ontario, London et Sarnia ont elles aussi déclaré l'état d'urgence climatique au cours du printemps 2019.

Windsor

Environnement