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Agression contre une infirmière à Moncton : l'accusé de retour en cour le 30 juillet

Randy Van Horlick se rendant au palais de justice de Moncton.

Randy Van Horlick, 69 ans, est accusé d'avoir sauvagement agressé une infirmière de l'Hôpital Georges-L.-Dumont parce qu'il ne voulait pas que sa femme soit transférée de chambre.

Photo :  CBC / Shane Magee

Radio-Canada

Randy Van Horlick, l’homme de 69 ans accusé d’avoir sauvagement agressé une infirmière de l’Hôpital Georges-L.-Dumont, se présentera devant le tribunal le 30 juin pour inscrire son plaidoyer.

Randy Van Horlick a comparu en cour mardi matin pour présenter son plaidoyer, mais l’audience a été ajournée pour que la défense puisse analyser des preuves soumises récemment par la Couronne.

Lorsqu’il est sorti du palais de justice de Moncton, un journaliste a demandé à Randy Van Horlick s’il avait l’intention d’aller en procès. Attendez de voir, a-t-il répondu.

Randy Van Horlick a été accusé d'agression ayant causé des lésions corporelles. L'homme d'Acadieville est soupçonné d'avoir roué de coups une infirmière de l'hôpital Dumont dans un accès de rage, parce que sa femme, atteinte de convulsions, avait été déplacée dans une autre chambre où le personnel pouvait mieux la surveiller.

Rappel des faits

Selon la présumée victime, Natasha Poirier, elle travaillait dans son bureau d’infirmière gestionnaire du service de chirurgie de l’hôpital Georges-L.-Dumont lorsque, vers 14 h, un homme est entré dans son bureau pour lui demander de changer la chambre de sa femme, mais la discussion a rapidement dégénéré.

Natasha Poirier chez elle, en entrevue.

L'infirmière Natasha Poirier a été attaqué par le conjoint d'une patiente le 11 mars dernier au CHU Dumont à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Il s’est penché [vers moi], m’a regardée dans les yeux et m’a dit : "Je te donne trois secondes pour décider", mais je n’ai pas eu le temps de même penser à ma réponse qu’il m’a tirée par les cheveux et a procédé à l’attaque.

Il lui aurait ensuite tordu le bras gauche, puis les doigts, avant de la frapper à la tête à plusieurs reprises, jusqu’à ce qu’elle perde connaissance pendant quelques secondes. Lorsqu’elle est revenue à elle, il la frappait au visage.

Natacha Poirier n’était pas présente en cour mardi, mais sa mère et plusieurs infirmières y étaient.

Ce qui est triste, c’est que Natacha était une infirmière brillante avec un avenir prometteur et j’ai peur que tout ça soit détruit, dit sa mère, Norma Melanson, qui ignore si sa fille pourra retourner à son poste d’infirmière gestionnaire.

Norma Melanson en entrevue dans sa cuisine.

Norma Melanson partage l'histoire de sa fille, telle que celle-ci lui a racontée.

Photo : Radio-Canada

La présidente du Syndicat des infirmiers et des infirmières du Nouveau-Brunswick (SIINB), Paula Doucet, était aussi présente. Selon elle, beaucoup d’infirmières ne se sentent plus en sécurité au travail depuis cet événement.

Par ailleurs, de plus en plus d'infirmières dénoncent avoir été victimes d'une agression, physique ou mentale, par l'entremise d'un patient durant leurs heures de travail, selon un rapport publié mardi par le SIINB.

Paula Doucet nuance tout de même que tous les cas de violence ne sont pas aussi graves que celui vécu par Natacha Poirier.

Avec les informations de Shane Magee de CBC

Nouveau-Brunswick

Agression