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Eaux usées : sanctions pour des emplacements non conformes près du réservoir Baskatong

Des véhicules récréatifs sur un terrain de camping.

Le Pavillon Pins Gris fait partie des endroits visés par une enquête du ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Photo : Radio-Canada / Laurie Trudel

Radio-Canada

Depuis 2010, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec a transmis plus d'une vingtaine d’avis à des entreprises situées aux abords du réservoir Baskatong, dans les Hautes-Laurentides, pour ne pas avoir respecté la réglementation provinciale.

Le ministère a ainsi remis 23 avis de non-conformité à des campings, pourvoiries ou domaines pour avoir aménagé ou exploité un terrain d'amusement, de camping, de roulottes, un parc de maisons mobiles, une colonie de vacances ou une plage publique sans qu'ils soient desservis par un système d'aqueduc et un système d'égout autorisés par le ministre, selon une conseillère en communications du ministère de l’Environnement.

Sophie Gauthier précise dans un courriel que trois entreprises – soit le Pavillon Baskatong, R.V. Camping et le Pavillon Arc-en-ciel – ont dû payer des amendes de 5000 $ pour avoir exploité des entreprises sans un système d’égout ou d’aqueduc autorisé par le ministère.

Le ministère a par ailleurs mené cinq dossiers d’enquête depuis 2010, dont le Pavillon Baskatong, R.V. Camping, le Pavillon Arc-en-ciel, le Pavillon Pins Gris et le Domaine des Huards. Ces entreprises se sont vu remettre des constats d’infraction par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) relativement à la gestion de leurs eaux usées.

Selon Mme Gauthier, les terrains de camping génèrent des eaux usées qui, sans traitement adéquat, s’infiltrent dans le sol ou peuvent, selon la situation spécifique des emplacements, s’écouler vers les eaux de surface.

Ces sources de pollution peuvent contribuer à la contamination bactériologique des eaux souterraines ou de surface pouvant nuire à la qualité de l’eau aux prises d’eau et à la pratique d’activités récréatives impliquant un contact direct ou indirect avec l’eau, explique-t-elle par courriel.

Trop de délais, allègue l'Association

De leur côté, les pourvoyeurs et propriétaires d'entreprises riveraines estiment que les délais pour obtenir les autorisations du ministère de l'Environnement sont trop longs.

Les pourvoyeurs disent que c’est difficile d’aller chercher les autorisations, affirme en entrevue la présidente de l'Association des pourvoiries du Baskatong, Catherine Plouffe. C’est une situation déplorable. Ce n’est pas une guerre qu’on veut.

Les pourvoyeurs veulent collaborer avec le ministère et ils veulent un accompagnement.

Catherine Plouffe, présidente, Association des pourvoiries du Baskatong

Mme Plouffe soutient que les pourvoyeurs sont unanimes et s'accordent à dire que la pérennité de leur plan d’eau est un enjeu important. Mais, pour enclencher le processus, ça prend les permis, ça prend les autorisations. Ça prend la collaboration avec le ministère et un accompagnement. Elle souhaite en outre que le ministère simplifie le processus d'octroi des autorisations.

Par ailleurs, elle précise qu'une installation non conforme ne veut pas dire automatiquement des déversements dans le réservoir.

Catherine Plouffe assure que la qualité de l'eau du réservoir Baskatong est bonne. Il n'y a pas de coliformes fécaux dans le réservoir. Il y a une aire faunique, et le ministère de l'Environnement vérifie la qualité de l'eau, souligne-t-elle.

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Ottawa-Gatineau

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