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Un cycliste accusé de méfaits après s’en être pris à un autobus de la STM

Un autobus aux fenêtres brisées est stationné en bordure de la rue.

Le cycliste en colère a fracassé le pare-brise et les vitres du côté de l'autobus.

Photo : Radio-Canada / Stéphane Grégoire

Radio-Canada

Un homme arrêté lundi soir après avoir brisé plusieurs fenêtres d'un autobus de la Société de transport de Montréal (STM) a été libéré mardi. Il a été accusé de méfaits, menaces et voies de fait armées.

Selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Kyparissis Polyzoudis, 43 ans, circulait à vélo au coin de la rue Notre-Dame et du boulevard Saint-Laurent lorsqu’il s’en est pris à l’autobus à l’aide d’un objet contondant.

Le cycliste a fracassé le pare-brise de l’autobus à plusieurs endroits en plus d’en arracher les essuie-glaces et de briser plusieurs autres fenêtres sur le côté du véhicule.

Personne n’a été blessé lors de l'incident et l’individu a été arrêté peu de temps après par la police.

On ignore pour le moment les raisons qui ont conduit le cycliste à agir de la sorte.

Le jeune cycliste qui a vandalisé un autobus de la STM.

Kyparissis Polyzoudis devra revenir en cour le 2 octobre prochain.

Photo : Radio-Canada

À sa sortie de la cour, Kyparissis Polyzoudis a expliqué aux journalistes que la rue n'avait qu'une voie. Il s'y est engagé et l'autobus est arrivé.

Nous avons échangé des mots, a dit le jeune homme qui admet avoir roulé dans le sens contraire de la route, mais affirme que c'est le chauffeur qui s'en est pris à lui avant tout. Il m'a frappé et il est reparti, pourquoi n'a-t-il pas arrêté? C'est pour ça que j'ai flippé et perdu le contrôle. Il a brisé mon vélo.

Kyparissis Polyzoudis se décrit comme chômeur et sans-abri. Il est représenté par l'aide juridique et il a été jugé apte à comparaître.

Il doit revenir en cour le 2 octobre. D'ici là, il devra respecter plusieurs conditions, dont l'interdiction de posséder un vélo. Il devra aussi : garder la paix, ne pas communiquer avec sa victime, ne pas s'approcher de la victime à moins de 100 mètres et ne pas posséder d'arme.

Un autobus est stationné en bordure de rue avec les fenêtres brisées.

Le cycliste hors de lui a brisé de nombreuses fenêtres de l'autobus.

Photo : Radio-Canada / Stéphane Grégoire

Le chauffeur de la STM a obtenu son congé de l'hôpital, où il avait été mené pour choc nerveux, selon son syndicat.

Ce n’est rien de nouveau pour nous. Nous composons avec ce genre d’agressions quotidiennement, affirme Renato Carlone. Selon le président du Syndicat des chauffeurs d’autobus, des opérateurs de métro et des employés de services connexes de la STM, on compte des centaines de cas par année.

Le président du syndicat relate pour sa part que le cycliste n’a pas seulement utilisé son véhicule. Il a utilisé son cadenas et il a poursuivi le chauffeur, à l’extérieur, qui a remonté, et il a continué à le poursuivre en frappant sur les fenêtres. [...] L’autobus était à l’arrêt, le cycliste a pu jouir de tout ce temps pour endommager l’autobus comme il voulait, a ajouté Renato Carlone.

Le bus est muni de caméras de sécurité et la police pourrait réquisitionner les enregistrements à des fins d'enquête.

Grand Montréal

Justice et faits divers