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Le bras droit de Valérie Plante sur la sellette à cause de ses excès de vitesse

Valérie Plante et Benoit Dorais en conférence de presse

Benoit Dorais, qui est président du comité exécutif, a été intercepté au volant de son VUS à 171 km/h sur l'autoroute 35 en avril dernier.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le bras droit de la mairesse de Montréal, Benoit Dorais, doit réfléchir à son avenir au sein de l’administration Plante, voire même démissionner, selon des élus de l’opposition qui lui reprochent ses nombreux excès de vitesse.

Benoit Dorais, qui est président du comité exécutif et maire de l'arrondissement Le Sud-Ouest,  a été intercepté au volant de son VUS, alors qu'il roulait à un peu plus de 170 kilomètres-heure sur l'autoroute 35, en avril dernier.

Il a écopé d'une amende de 1378 $ et de 14 points d'inaptitude, soit un de moins que le maximum. Il s'agit en outre de sa neuvième contravention pour excès de vitesse depuis 1995 et sa troisième depuis qu'il a été élu, en 2009.

Même si le principal intéressé a admis son erreur au Journal de Montréal, qui publiait la nouvelle vendredi dernier, le chef de l’opposition officielle, Lionel Perez, a remis le sujet sur la table lundi.

C'est le numéro 2 de la Ville de Montréal. En tant que président du comité exécutif, il a besoin d'avoir une certaine autorité morale. Avec cet incident, il l'a perdue. Comment va-t-il désormais pouvoir parler de sécurité routière ?

Lionel Perez

La mairesse doit se prononcer. Est-ce qu'elle a toujours confiance en Monsieur Benoit Dorais, pour qu'il soit le président de son comité exécutif ?, a ajouté M. Perez lors d’une mêlée de presse.

Le chef d’Ensemble Montréal ne réclame pas encore sa démission, mais il invite Benoit Dorais à y réfléchir.

Du côté de l’Hôtel de Ville, la mairesse maintient sa confiance en l’élu. M. Dorais regrette ces agissements et, à l’instar de tout citoyen, fait face aux conséquences de ses actes. Toutefois, ceci ne remet pas en question la qualité de son travail. Benoit Dorais est un élu travaillant, rigoureux, présent pour l’administration, et sa crédibilité n’est pas remise en question, a précisé par courriel Laurence Houde-Roy, attachée de presse au cabinet de la mairesse Valérie Plante.

Une élue de Projet Montréal n'a pas hésité à briser cette unité politique au sein du parti de M. Dorais. Des excès de vitesse à répétition, et surtout un excès de vitesse qui dépasse de loin tout ce que toute personne pressée a pu connaître dans sa vie, c'est un comportement à risque qui met en danger la vie des autres. Le nier constitue un autre problème distinct et tout aussi grave, c'est nier sa propre responsabilité et nier qu'il existe là un problème. Qu'on se sorte la tête du sable, a posté sur sa page Facebook Christine Gosselin, une élue du Vieux-Rosemont.

Sa publication a été rapidement supprimée par la suite.

Le conseiller indépendant de Snowdon, Marvin Rotrand, est allé plus loin. De son côté, il demande au maire du Sud-Ouest de céder son poste au sein du comité exécutif et de quitter le parti Projet Montréal pour siéger comme conseiller indépendant.

Les deux hommes ont déjà été membres du même parti, Vision Montréal, à l’époque où il était dirigé par l’ancienne ministre Louise Harel.

Avec les informations de Jérôme Labbé.

Grand Montréal

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