•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Antony D’Oliveira, l’homme qui a fait le saut dans une vie de vagabond

Un jeune homme saute à pieds joints devant la place Yonge-Dundas de Toronto.

Ce saut est devenu la marque de fabrique d'Antony D'Oliveira qui le reproduit à chacun de ses voyages.

Photo : Radio-Canada / Matéo Garcia-Tremblay

Rozenn Nicolle

À 26 ans, Antony D’Oliveira a voyagé dans plus de 60 pays. Chaque fois, il prend le temps d’y prendre une photo dans une position bien particulière avant de la partager sur les réseaux sociaux : il effectue un saut à pieds joints, un mouvement qui est maintenant sa marque de commerce. Nous l’avons rencontré lors de son passage à Toronto.

« À 20 ans, j’avais l’impression de mener la vie d’une personne de 40 ans », explique le français d’origine guadeloupéenne et togolaise. Ayant grandi en région parisienne, Antony a commencé par un voyage en Australie, avant de prendre goût à l’exploration du monde.

En 2013, après un passage à Bali, suivi d'un retour en France puis d'un séjour en Angleterre, il prend la décision de partir à l’aventure. Il ne s’est jamais arrêté depuis.

Le saut contre la peur

Ce qui fait désormais la marque de fabrique du jeune globe-trotter, c’est ses fameux sauts qui représentent, selon lui, l’idée de franchir le cap entre la peur et l’action.

Il y a beaucoup de personnes qui ont peur de rejoindre leurs rêves, donc je fais ce « jump » pour franchir la peur, dit-il. En franchissant ce pas, il souhaite aussi sortir de sa zone de confort, et aller à la rencontre de l’étranger.

Selon lui, son périple est à la portée de tous. Il reconnaît qu’être né en France lui donne un certain privilège, mais pense que certaines barrières sont souvent mentales.

Photo d'Antony D'Oliveira, de profil, devant la place Yonge-Dundas de Toronto.

Antony D'Oliveira a commencé son périple en 2013.

Photo : Radio-Canada / Matéo Garcia-Tremblay

Une exposition pour générer la conversation

Pour économiser sur le transport, Antony se déplace presque uniquement en faisant du pouce. Pour éviter de payer des frais d'hébergement, il emporte partout avec lui son sac de couchage et dort souvent à la belle étoile s’il n’a pas l’opportunité de dormir chez l’habitant.

Si au début, Antony faisait de petits boulots pour aider à financer ses projets, il a commencé, en 2016, à investir dans le développement et la plastification de quelques photos. Avec ce matériel qu’il expose au sol à la vue des passants des villes qu’il visite, il récolte des dons, en plus d’engager la conversation avec des habitants de la région.

Un jeune homme montre des photos au sol à un groupe de personnes debout.

Antony D'Oliveira utilise des impressions de ses photos disposées sur le sol pour interpeler et interagir avec les passants. Cela l'aide aussi à récolter des fonds pour son voyage.

Photo : Radio-Canada / Matéo Garcia-Tremblay

Ça crée une relation humaine, une expérience sociale, estime Antony. Certains ont des a priori, cependant, et la vie de vagabond mène parfois à des mésaventures.

Il souhaite désormais produire un documentaire sur son périple autour de la question des inégalités dans le monde. À certains moments dans ce voyage-là j’ai pu rencontrer pas mal de discrimination, et avoir certaines difficultés, explique le voyageur. Des situations qui lui ont donné l’envie de parler des inégalités et des droits de la personne. Pour ce faire, il documente ses séjours, parle avec les gens qu’il rencontre et réalise des entrevues avec eux.

Je pense que la population actuelle n’est pas assez mise en avant.

Antony D'Oliveira

De passage pour la première fois dans la Ville Reine, Antony se dirige actuellement vers l’Alaska, région qu’il n’a encore jamais explorée, et souhaite dans son périple aller à la rencontre des peuples autochtones.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Toronto

Voyage