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Samir Bouyaden, la recette du bonheur à Regina

En 1979, l'incendie d'un train transportant des produits dangereux a forcé l'évacuation des résidents de Mississauga, en Ontario.

Radio-Canada

Nul n'est prophète en son pays. Pas tout à fait vrai, du moins pas encore, pour le Réginois Samir Bouyaden. Autrefois chef de renom dans son Maroc natal, l'artiste culinaire ne connaît pas le même succès depuis son arrivée au Canada.

Un chef cuisinier au Maroc, ce n’est pas la même affaire qu’un chef cuisinier au Canada. Au Canada, tu recommences à zéro.

C’est en 2017 que le pays de la feuille d’érable a accueilli Samir Bouyaden. À ce moment-là, il quittait sa femme et ses deux enfants dans l’espoir de leur trouver de meilleures conditions de vie et de poursuivre son rêve.

La cuisine pour moi, c’est toute ma vie, c’est mon rêve. J’aime ma profession jusqu’au jour de ma mort, à 100 000 %.

Sarmir Bouyaden
Un chef cuisinier marocain dans une cuisine, vêtu en noire avec un tablier de cuisine en noire.

Samir Bouyaden, déterminé à réussir sa mission : offrir un avenir à sa famille au Canada tout en continuant ici sa passion pour la haute cuisine.

Photo : Radio-Canada / Adnan Mohamad

La cuisine est une scène où il peut s’illustrer et laisser parler son talent. De la passion, il en met dans chacun de ses repas, même lorsque la vie a un goût plus amer, comme lors de son premier hiver passé en Saskatchewan.

Il fait froid, -32 degrés, j’ai rien, pas d’argent, pas de bouffe.

Son séjour à Regina n’a pas été de tout repos. Malgré ses nombreuses expériences culinaires dans des restaurants de bon niveau, Samir Bouyaden a encore beaucoup de difficulté à trouver un travail à la hauteur de son talent. Il a aussi connu des problèmes de santé qui l’ont obligé à retourner au Maroc pendant quelques mois en 2018. De retour à Regina, son initiation au pays, il l’a connue intimement dans le froid de l’hiver, quand il s'est retrouvé dans la rue.

J'ai passé 27 jours à Regina avant de rencontrer la communauté [musulmane], quelques personnes. Vraiment, c’est des jours qu’on ne peut pas oublier.

Depuis, il a trouvé un logement, un emploi et des gens qui le soutiennent. La nécessité est mère de l’invention, dit-on. Une leçon que Samir Bouyaden a réussi à mettre en pratique, surtout dans sa cuisine.

La famille avant tout

Ce que je vois, l’avenir de mes enfants est ici, dans ce pays, pour continuer et construire une très belle vie.

Ce n’est pas parce qu’il s’est éloigné pour poursuivre son rêve de chef cuisinier qu’il ne voit pas sa famille dans sa soupe. Il attend impatiemment le jour où sa femme et ses deux enfants pourront le rejoindre, une fois les procédures administratives terminées.

Samir Bouyaden à un plus jeune âge assis dans une petite pièce avec sa fille autour de son cou et en tenant une photo de lui qui cuisine.

Samir Bouyaden et sa fille.

Photo : Samir Bouyaden

L’épicurien s’imagine bien, un jour, manger avec sa famille dans un restaurant familial qu’il aura lui-même ouvert. En attendant ce moment, il continue de se perfectionner dans son art.

Une recette du bonheur qui demeure toujours perfectible, mais même dans l’imperfection, Samir Bouyaden aura trouvé le secret.

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