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Des défibrillateurs réclamés dans tous les lieux de travail fédéraux

Démonstration du fonctionnement d'un défibrillateur.

Le député Pierre-Luc Dusseault espère que le projet de loi qu’il a déposé pour obliger l'installation de défibrillateurs externes automatisés dans tous les lieux de travail fédéraux sera adopté.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau

Radio-Canada

Le député de Sherbrooke Pierre-Luc Dusseault souhaite donner l'exemple et se dote d'un défibrillateur externe automatisé (DEA). À l'heure actuelle, on en retrouve une cinquantaine à Sherbrooke.

Le député espère que le projet de loi qu’il a déposé en juin pour obliger l'installation de ces appareils dans tous les lieux de travail fédéraux soit adopté.

Après les élections, je vais revenir à la charge, c’est sûr, affirme Pierre-Luc Dusseault. Il rappelle qu’un défibrillateur peut faire toute la différence lors de malaises cardiaques. Une victime qui reçoit une décharge électrique dans les quatre minutes suivant un arrêt cardiaque a 75 % de chances de survivre.

Le gouvernement est libre en tant qu’employeur d’avoir une politique interne pour l'installation de défibrillateurs, il n’a pas besoin de loi. Pour ce qui est de toutes les entreprises de juridiction fédérale, je pense qu'une loi ce serait nécessaire, pour les obliger, soutient-il.

Le médecin d’urgence Wayne Smith, qui milite pour un déploiement des DEA aux endroits stratégiques dans les communautés, salue l’initiative du député.

Avant qu’on ait des défibrillateurs au préhospitalier, il y a 20 ans, on sauvait une, deux ou rarement trois personnes par année. Maintenant, on sauve en moyenne 25 à 27 personnes par année. Et la qualité de survie est très bonne pour la très grande majorité. Souvent, les gens reprennent toutes leurs activités, précise Dr Smith, directeur régional des Services préhospitaliers d’urgence en Estrie.

La mort d’un employé de l’ONF aurait pu être évitée

En décembre 2018, Richard Lanoue, 52 ans, a perdu la vie après avoir subi un arrêt cardiaque sur son lieu de travail. Ses collègues de l’Office national du film du Canada (ONF) ont tenté de lui porter secours.

Les gens ont tout tenté dont le massage cardiaque, raconte Isabelle Painchaud, employée de l’ONF et vice-présidente de la section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Isabelle Painchaud raconte avec émotion comment son collègue est mort.

Isabelle Painchaud a perdu son collègue Richard Lanoue en décembre 2018 après qu'il ait eu un malaise cardiaque sur son lieu de travail, à l'Office national du film du Canada.

Photo : Radio-Canada

Malheureusement il n’y avait pas de DEA sur place, même si les employés, les syndicats et le comité santé et sécurité en avaient fait la demande à l’employeur.

Isabelle Painchaud, collègue de Richard Lanoue à l'ONF

Quand on sait qu’un DEA peut faire un changement lors d’un malaise, de ne pas l’avoir… Des gens sont restés avec une boule dans la gorge.

Depuis, des appareils ont été installés à l’ONF, dont un tout près de l’endroit où Richard Lanoue est mort. Ses collègues souhaitent maintenant promouvoir le déploiement des DEA.

Si on peut s'arranger pour que le décès de Richard ne soit pas en vain, qu’il puisse déboucher à sauver des vies, on n’aura pas tout perdu, conclut Isabelle Painchaud.

D’ailleurs, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente près de 700 000 membres, entend demander à tous les employeurs de se doter d’un appareil.

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