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Le syndicat met la Sépaq en demeure

Une employée porte un chandail noir devant l'Aquarium du Québec.

Des travailleurs exercent des moyens de pression à l'Aquarium du Québec.

Photo : Radio-Canada / Dominic Martel

Jean-François Nadeau

Le syndicat qui représente les employés de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a déposé une mise en demeure contre la direction. Les employés demandent à l'organisme de respecter les dispositions anti-briseurs de grève.

Cette mise en demeure est une réponse aux propos tenus par le président-directeur général de la Sépaq dans une entrevue diffusée le 12 juillet dernier à l'émission Première Heure, sur les ondes de Radio-Canada.

Jacques Caron mentionnait alors que la Sépaq allait tout mettre en œuvre pour maintenir les sites ouverts.

Nous avons travaillé sur un plan de contingence qui implique l'ensemble de mes cadres, qui implique aussi mes employés non syndiqués du siège social. Avec ces gens-là, je peux vous assurer qu'on va maintenir le maximum de services, avait alors affirmé le PDG.

Parc de la Jacques-Cartier

Parc de la Jacques-Cartier

Photo : Radio-Canada / Sandra Lalancette

Recours à des briseurs de grève

Selon le syndicat, affecter des cadres d'autres régions, ou des employés qui n'effectuent pas de tâches de supervision aux sites qui sont en grève équivaut à recourir à des briseurs de grève.

Ça contrevient au Code du travail et c'est inacceptable.

Christian Daigle, président du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

Nous avons des indications qui proviennent de l'interne comme quoi des gens ont été avisés qu'ils seraient déployés à travers le réseau, dans les établissements en grève pour venir aider les cadres qui sont sur place, affirme le président du syndicat, Christian Daigle.

Des personnes avec des affiches de la SFPQ ainsi que la ministre Geneviève Guilbault

La vice-première ministre Geneviève Guilbault a serré la main des manifestants de la Sépaq.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière

La Sépaq se fait rassurante

La direction de la Sépaq affirme que le PDG a donné des informations imprécises dans le cadre de l'entrevue accordée à Radio-Canada.

L'organisme assure qu'il n'aura pas recours aux briseurs de grève.

Le plan de contingence élaboré par la Sépaq pour maintenir ses établissements ouverts malgré un éventuel débrayage respecte l'intégralité des règles inscrites au Code du travail. La Sépaq va respecter ces dispositions pendant toute la durée d'un éventuel débrayage, soutient le responsable des relations avec les médias, Simon Boivin.

L'employeur compte d'ailleurs proposer une nouvelle offre au syndicat lundi à 19 h.

À quelques jours du débrayage

La grève à la Sépaq toucherait dès le 20 juillet presque tous les parcs nationaux du réseau public.

Environ 300 syndiqués devraient déclencher une grève illimitée le 17 juillet au parc de la Chute-Montmorency, à Québec, au Centre touristique du Lac-Simon, en Outaouais, au Centre touristique du Lac-Kénogami, au Saguenay, et au Camping des Voltigeurs, à Drummondville.

Pour nous, chaque minute compte, chaque heure compte, si on ne veut pas entraver les vacances des Québécois.

Christian Daigle, président du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

Si les négociations ne progressent pas, 1500 nouveaux travailleurs vont s'ajouter au débrayage au début des vacances de la construction. Les discussions achoppent toujours sur les clauses salariales.

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Québec

Relations de travail