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Pas de restrictions sur les importations d'uranium aux États-Unis : Cameco satisfaite

Des travailleurs dans une mine d'uranium.

La minière Cameco ne reprendra pas pour l'instant ses activités dans les mines de Key Lake et de McArthur.

Photo : La Presse canadienne / Liam Richards

Omayra Issa

Le producteur canadien d'uranium Cameco est soulagé que le président américain, Donald Trump, n'impose pas de quotas sur les importations d'uranium.

Le locataire de la Maison-Blanche a envoyé une note officielle à cet effet vendredi.

« Je ne dirais pas que c'était une surprise, mais nous sommes ravis », déclare Jeff Hryhoriw, directeur des relations gouvernementales et des communications à Cameco.

Les producteurs d’uranium au Canada observaient les États-Unis de près depuis un an, le département américain du Commerce ayant commencé à enquêter sur la nécessité de plafonner les importations d’uranium, afin de maintenir la sécurité nationale.

Selon la note de Trump, le secrétaire américain au Commerce avait affirmé trois mois plus tôt dans un rapport que « de l'uranium était importé aux États-Unis dans des circonstances qui menaçaient de compromettre la sécurité nationale des États-Unis ».

L’enquête a débuté lorsque deux sociétés américaines d’uranium se sont plaintes de ne pas pouvoir concurrencer équitablement dans une plus grande part du marché américain de l’uranium en raison de la présence de producteurs étrangers subventionnés par leurs États respectifs.

« Cette enquête comportait certainement un certain risque pour nous et nous avons été très actifs pour tenter de faire comprendre que l'approvisionnement des États-Unis en uranium de Cameco, ou du Canada, n'a jamais été une menace pour la sécurité nationale du pays », ajoute Jeff Hryhoriw.

Cameco est une société cotée en bourse, dont les États-Unis constituent le plus important client. L’an dernier, 25 % de ses ventes sont allées aux États-Unis.

La note de Trump a également ordonné la création d’un groupe appelé Groupe de travail sur le combustible nucléaire aux États-Unis, chargé de relever les défis de la production nationale d’uranium aux États-Unis, à laquelle Cameco souhaite participer.

Le groupe de travail examinera au cours des trois prochains mois l’état de la production nationale d’uranium aux États-Unis et soumettra des recommandations en vue d’accroître sa production dans le pays.

Jeff Hryhoriw indique que le groupe pourrait abandonner les discussions sur les tarifs ou les quotas en faveur d'incitations fiscales ou de subventions visant à soutenir l'industrie de l'uranium aux États-Unis, ce qui serait bénéfique pour Cameco.

« Cameco a connu les mêmes défis - le marché difficile actuel - que les producteurs américains qui ont demandé l’ouverture de cette enquête. Nous sommes donc un peu sensibles à leur sort », affirme M. Hryhoriw.

Fermeture d’usines maintenue

L’annonce de Donald Trump ne mènera pas à la reprise des activités dans les mines de Key Lake et de McArthur River, qui sont en arrêt depuis en janvier 2018 pour une période indéterminée. Cigar Lake est la seule mine de Cameco encore en production au Canada.

Bien que les nouvelles américaines soient encourageantes, il faudra des contrats d’approvisionnement à long terme avec des taux de rendement acceptables pour envisager de redémarrer ces installations, ce qui n’est pas le cas, indique Jeff Hryhoriw.

La décision pourrait ramener une certaine stabilité dans les contrats à long terme avec les fournisseurs de services publics américains dans les centrales nucléaires qui sont en veilleuse depuis un an, dit-il.

« Nous espérons que l’activité contractuelle augmentera avec la fin de cette incertitude, mais il est trop tôt pour le dire », précise le porte-parole de Cameco.

Au cours de la dernière année, des politiciens fédéraux, provinciaux et des ambassades en missions diplomatiques se sont joints à Cameco pour convaincre les États-Unis d’abandonner l’idée du plafonnement des importations d’uranium.

Le premier ministre Scott Moe s’est d’ailleurs rendu aux États-Unis à la fin du mois de mai.

Avec des informations de Chelsea Laskowski

Saskatchewan

Métaux et minerais