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20 % des maisons retranchées des zones « à risque d’inondations »

Vue aérienne sur la partie inondée de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

À Sainte-Marthe-sur-le-Lac, au Québec, une digue naturelle a cédé, entraînant l’évacuation précipitée de plus de 5000 personnes.

Photo : Radio-Canada

Alain Rochefort

Environ 20 % des résidences en zone inondable ne se retrouvent plus dans les nouvelles cartes du gouvernement qui déterminent la zone d'intervention spéciale (ZIS), c'est-à-dire les secteurs où les maisons inondées ne pourront pas être reconstruites si elles ont été lourdement endommagées.

Selon les nouvelles données, quelque 98 000 résidences seront démolies advenant de futures inondations qui causeraient des dommages dépassant la moitié de la valeur de la propriété.

La première carte dévoilée au début juillet regroupait plutôt 120 000 maisons incluses dans la ZIS. Par le fait même, le nombre de municipalités québécoises touchées passe de 813 à 783.

La ZIS inclut tous les bâtiments en zone inondable 0-20 ans et ceux qui ont été inondés en 2017 ou 2019.

Le gouvernement a ajusté la carte publiée sur son site Internet pour être plus « fidèle à la délimitation du territoire inondé lors des crues printanières de 2017 et de 2019 ».

Moratoire

Un moratoire est également instauré sur la construction de nouveaux bâtiments dans la ZIS.

La ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, explique comment le gouvernement est arrivé à ce nouveau résultat jugé plus précis.

« Les photos satellitaires de 2017, les photos satellitaires de 2019 ont été prises juxtaposées, l’une avec l’autre, et c’est là qu’on a pu vraiment définir les adresses exactes des résidences. »

Les récentes consultations publiques auxquelles ont participé 5600 personnes réparties dans les 16 régions du Québec concernées ont aussi joué un rôle prépondérant, souligne Benoit Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. « Notre gouvernement a effectué des ajustements à la délimitation du territoire inondé par les crues printanières de 2017 et de 2019 afin de donner suite aux commentaires reçus lors des consultations publiques. »

« Par ailleurs, il est primordial pour notre gouvernement de prendre les moyens nécessaires pour favoriser une gestion plus rigoureuse des zones inondables et pour limiter l’exposition des personnes et des biens à d’éventuelles inondations, tout en mettant de l’avant des solutions durables et responsables », ajoute-t-il.

Inondation à Sainte-Marie, en Beauce

Le centre-ville de Sainte-Marie a été complètement inondé.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Sainte-Marthe-sur-le-Lac épargnée

Sainte-Marthe-sur-le-Lac est toujours exemptée puisque les inondations de 2019 ont été causées par la rupture de la digue.

Les bâtiments de Sainte-Marthe-sur-le-Lac détruits par l’inondation pourront donc être reconstruits. Aucune nouvelle construction ne sera toutefois permise sur les terrains qui étaient vagues en date du 1er avril 2019.

Le maire de Laval, Marc Demers, salue pour sa part les efforts dont a fait preuve Québec en revisant la carte.

« Je constate de nets progrès dans la nouvelle cartographie de la ZIS. Mes échanges avec la ministre Laforest ont porté fruit puisque le nouveau décret respecte davantage la réalité lavalloise. Globalement, le territoire concerné a été réduit de 20 % », soutient le maire Demers.

Des résidentes de Laval marchent dans une rue inondée.

Des résidentes de Laval marchent dans une rue inondée.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Victime d'une erreur?

Par ailleurs, tout propriétaire qui estime avoir été inclus dans la ZIS par erreur peut transmettre son dossier à sa municipalité d’ici le 19 août.

Les délimitations de la carte devraient être modifiées encore une fois en septembre en fonction des commentaires reçus.

La ZIS est une mesure temporaire qui sera en vigueur jusqu'à ce que l'ensemble des cartes des zones inondables du Québec soit actualisé. Le gouvernement estime que ce travail sera terminé pour décembre 2020.

Avec les informations de Julie Marceau et Jonathan Lavoie

Québec

Incidents et catastrophes naturelles