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Eau contaminée : une autre Première Nation déclare l'état d'urgence

Un robinet avec une goutte.

Une autre Première Nation ontarienne a déclaré l'état d'urgence en raison de la piètre la qualité de son eau.

Photo : Radio-Canada/Simon-Marc Charron

Radio-Canada

La Première Nation d’Eabametoong a déclaré l’état d’urgence en raison d'une concentration de trihalométhanes dans l'eau potable qu'elle juge « alarmante ».

Dans un communiqué de presse, la communauté éloignée, qui vit au nord-est de Sioux Lookout, a dévoilé les résultats d’analyses de laboratoire indépendantes sur la qualité de l’eau effectuées du 28 au 30 juin.

Il est inacceptable qu’Eabametoong fasse bouillir l’eau depuis 18 ans.

Harvey Yesno, chef de la Première Nation d’Eabametoong

Selon les Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada, la concentration maximale acceptable de trihalométhanes dans l’eau potable est de 100 microgrammes par litre. Il s'agit de substances chimiques formées par la réaction du chlore avec des matières organiques.

Selon les analyses, il y a entre 220 et 280 microgrammes de trihalométhanes par litre dans l’eau potable de la Première Nation.

Bon nombre de ces problèmes durent depuis des décennies, mais nous sommes particulièrement préoccupés par les effets des trihalométhanes sur les membres les plus vulnérables de notre collectivité, notamment les nouveau-nés, les jeunes, les personnes âgées et les personnes handicapées, a déclaré le chef de la Première Nation, Harvey Yesno.

Une quantité élevée de trihalométhanes peut causer des kystes graisseux au foie et est liée au cancer colorectal et au cancer du rein, selon Santé Canada.

Réponse du gouvernement fédéral

Seamus O’Regan, le ministre des Services autochtones du Canada, suit la situation de près, affirme un énoncé médiatique de son bureau.

Lorsqu’une communauté déclare un état d’urgence, nous le prenons très au sérieux, dit-il.

Les représentants du ministère sont en contact étroit avec la collectivité pour résoudre les problèmes.

William Olscamp, un porte-parole du ministère, rappelle que le gouvernement a accéléré la construction d’une nouvelle usine de traitement de l’eau pour la collectivité grâce à une subvention de 12 millions de dollars.

Il affirme que l'avis concernant la qualité de l'eau devrait être levé en août.

D'autres problèmes d'infrastructures à régler

Malgré l'ouverture imminente de la nouvelle usine de traitement de l'eau, la Première Nation estime que d’autres infrastructures doivent aussi être modernisées.

Un bâtiment sur le bord d'un lac.

La nouvelle usine de traitement de l'eau est sur le point d'être mise en service, mais la Première Nation craint que son raccordement cause une surcharge du réseau d’égout.

Photo : Première Nation d'Eabametoong

La principale station de pompage des eaux usées de la collectivité est surchargée et risque de déborder dans le lac Eabamet, qui est la source d’eau potable de la collectivité, indique le communiqué de presse.

La Première Nation d’Eabametoong, aussi connue sous le nom de Fort Hope, est une collectivité éloignée, qui vit sur la rive nord du lac Eabamet et compte 1592 résidents.

Avec les informations de CBC

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