•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Premières Nations, environnementalistes et travailleurs veulent un changement dans l'industrie forestière

Photo d'illustration de l'industrie forestière.

La Loi sur les pratiques forestières de la Colombie-Britannique réglemente les forêts, aide à ralentir le changement climatique et soutient la réconciliation avec les Premières Nations.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Premières Nations, environnementalistes et travailleurs souhaitent que la Loi sur les pratiques forestières de la Colombie-Britannique soit révisée pour rendre l’industrie forestière plus durable en garantissant l’emploi de travailleurs dans la province.

La loi réglemente les arbres et la faune de la province, aide à ralentir le changement climatique et soutient la réconciliation avec les Premières Nations.

Le NPD a promis une réforme de l’industrie forestière lors de la campagne de 2017 avec plus de consultations des Premières Nations, la préservation des écosystèmes et des emplois. Lundi est le dernier jour où le gouvernement accepte les soumissions du public sur la réforme.

« Nous ne pouvons plus utiliser les modes de gestion d’hier pour les défis d’aujourd’hui », a déclaré le ministre des Forêts, Doug Donaldson, lors du processus de consultations publiques. « Il faut se détourner du statu quo. »

Jens Weiting, du groupe environnemental Sierra Club, dit que la teneur de la loi doit changer pour prioriser la protection de l’environnement. « C’est avant tout un règlement qui protège le bois d’oeuvre, ce qu’il est le plus important de changer. »

Les travailleurs de l’industrie, de leur côté, veulent que la province interdise l’exportation de bois brut pour qu’il soit traité en Colombie-Britannique.

La semaine dernière, le gouvernement a introduit un nouveau système de redevance tenant lieu de fabrication pour garder les produits bruts dans la province, mais les leaders syndicaux veulent qu’il aille plus loin.

« Ce n’est qu’un changement mineur et je pense que, à ce point-là, on a besoin d’un changement radical », affirme Gary Fiege, président du syndicat des Travailleurs privés et publics du Canada, qui représente plus de 3000 travailleurs forestiers.

Le gouvernement promet aussi que la réforme de la loi respectera la réconciliation avec les Premières Nations, ce que salue Cynthia Dick.

« Nous sommes les gardiens de ces terres depuis des temps immémoriaux. Il est important que nous participions aux décisions prises à ce sujet », déclare la chef élue de la Première Nation Tseshaht, qui dirige des opérations d’exploitation forestière près de Port Alberni.

Les changements de la loi sont prévus pour 2020.

D'après un texte de Chad Pawson

Colombie-Britannique et Yukon

Politique