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Les Néo-Brunswickois peuvent désormais retirer leur plaque d'immatriculation avant

Une plaque d'immatriculation.

Le Nouveau-Brunswick emboîte le pas à plusieurs autres provinces qui n'exigent que la plaque arrière.

Photo : iStock

Radio-Canada

Depuis lundi matin, les Néo-Brunswickois peuvent retirer la plaque d'immatriculation avant de leur véhicule... ou la laisser s'ils le désirent.

Les automobilistes qui veulent se départir de leur plaque d'immatriculation avant pourront la remettre à un bureau de Service Nouveau-Brunswick.

À partir d’aujourd’hui, les automobilistes peuvent continuer à afficher une plaque d’immatriculation à l’avant de leur véhicule ou la remettre au centre de Service Nouveau-Brunswick de leur région, a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Carl Urquhart.

En apportant les plaques à un centre de Service Nouveau-Brunswick, les automobilistes seront assurés que Service Nouveau-Brunswick en disposera de façon convenable.

Le gouvernement Higgs réalise ainsi une promesse électorale.

Carl Urquhart, ministre de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick.

Carl Urquhart, ministre de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick, affirme que son gouvernement a respecté la volonté des Néo-Brunswickois.

Photo : Radio-Canada

Ceux qui retirent la deuxième plaque pourront la remplacer par une plaque personnalisée ou laisser le devant de leur véhicule libre de toute plaque.

C'est ce que les gens voulaient

Carl Urquhart, ministre de la Sécurité publique

Ceux qui pensaient économiser avec l'annulation de la plaque avant seront déçus d'apprendre que le coût annuel de la plaque d'immatriculation restera le même qu'avant, soit 50 $.

Le programme de plaque saisonnière sera aussi annulé à compter du 1er novembre. Les propriétaires de véhicules avec des plaques saisonnières recevront des directives sur la marche à suivre pour remplacer les plaques désuètes.

Le Nouveau-Brunswick prévoit également annuler l'inspection annuelle obligatoire des véhicules, probablement cet automne, selon l'estimation du ministre de la Sécurité publique.

Si ce changement entre en vigueur, les nouveaux véhicules ne nécessiteront pas d'inspection pendant les trois premières années, tandis que tous les autres véhicules seront inspectés tous les deux ans.

Ce n'est pas la responsabilité du gouvernement de vous dire si votre véhicule est sécuritaire , a indique M. Urquhart en conférence de presse.

Selon lui, l'inspection annuelle obligatoire s'imposait à une certaine époque, alors que les normes de construction plus rigoureuses d'aujourd'hui les rendent moins nécessaires.

J'étais là lorsque nous avons commencé les inspections, et les vieilles voitures qu'on avait sur la route à cette époque en avaient besoin tous les ans. La vieille Ford tombait rapidement en panne, dit-il.

Cette modification ne touche que les véhicules dont le poids est inférieur à 4500 kilogrammes. Les camions porteurs, les autobus municipaux, les autobus scolaires, les camions à incendie, les camions nacelle et les camions à benne basculante devront toujours être munis d'une plaque avant.

Des mécontents

Les conservateurs avaient annoncé leur intention d'éliminer les plaques d'immatriculation avant en mars, lors de la présentation du budget provincial, mais aucune date d'entrée en vigueur de cette mesure n'avait été fixée.

L'Association des chefs de police du Nouveau-Brunswick et le syndicat des conducteurs d'autobus scolaires ont critiqué cette décision, affirmant qu'elle compromettrait la sécurité publique.

M. Urquhart, un ancien policier, a minimisé l’importance des plaques frontales en tant qu’outil de maintien de l’ordre, notant que d’autres provinces les ont déjà éliminées.

Désormais, seules les provinces de l'Ontario, de la Colombie-Britannique et du Manitoba imposent la plaque avant pour les automobiles.

Nouveau-Brunswick

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