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Une puce électronique pour mieux comprendre le déclin des saumons

Mark Jollymore, d'InnovaSea, montre la puce électronique développée par son entreprise pour mesurer le déclin des saumons de l'Atlantique.

Mark Jollymore, d'InnovaSea, montre la puce électronique qui permet d'estimer le nombre de saumons mangés par des prédateurs dans la rivière Stewiacke.

Photo : CBC/Robert Short

Radio-Canada

Une nouvelle étude sur l’état du saumon de l’Atlantique dans une rivière de la Nouvelle-Écosse a permis de découvrir qu’il était plus menacé qu’on ne le croyait jusqu’ici.

Le biologiste David Hardie, de Pêches et Océans Canada, suit les saumoneaux de la rivière Stewiacke, au centre de la Nouvelle-Écosse, depuis trois ans.

Il implante chaque année une puce électronique dans une cinquantaine de saumoneaux âgés de trois ans environ.

Le biologiste David Hardie manipule un saumon sur une table installée sur une berge de la rivière Stewiacke.

Le biologiste David Hardie insère une puce électronique dans un saumon.

Photo : Pêches et Océans Canada

Cette puce envoie un signal caractéristique et des récepteurs installés le long de la rivière collectent les données à distance, grâce à une connexion Bluetooth.

Les puces ont ceci de particulier qu’elles lancent un signal d'alerte si le saumon a été mangé par un prédateur.

Des résultats surprenants

De telles données n’avaient jamais été récoltées auparavant.

Les résultats ont surpris les chercheurs. Ils ont appris que presque deux fois plus de saumons qu’ils ne le croyaient se font manger.

Au cours des deux dernières années d'étude, affirme David Hardie, de 38 à 48 % des saumoneaux munis d'une puce et relâchés dans la rivière ont été la cible de prédateurs avant d'avoir atteint l'océan.

Un saumon atlantique qui saute.

Une proportion importante des saumons dans lesquels une puce avait été implantée ont été mangés par des prédateurs.

Photo : getty images/istockphoto / Wild & Free

Un procédé ingénieux

Ces fameuses puces électroniques ont été inventées et fabriquées par InnovaSea, une compagnie néo-écossaise qui conçoit des outils de traçabilité des poissons utilisés à travers le monde.

La puce est recouverte d'un produit qui se corrode dans l'estomac des poissons prédateurs, explique Mark Jollymore, président de l’entreprise. La puce détecte cette érosion de son enveloppe et envoie un signal.

Les chercheurs veulent découvrir s'il y a un point commun entre les saumons qui survivent et échappent aux prédateurs.

Si par exemple on découvrait qu’ils ont un gène en commun, affirme Daniela Notte, l’une des chercheuses, l’information recueillie pourrait aider à restaurer la population de saumons dans la rivière.

D’après un reportage de Stéphanie Blanchet

Nouvelle-Écosse

Faune marine