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L'Inde reporte sa mission lunaire en raison d'un problème technique

Une fusée indienne sur son pas de tir

L'Inde a dû reporter le lancement de sa mission spatiale devant examiner des traces d'eau détectées sur la Lune.

Photo : Associated Press

Radio-Canada

L'Inde a reporté le lancement d'un engin spatial destiné à se poser sur la face cachée de la Lune à moins d'une heure du décollage.

La mission Chandrayaan-2 – un mot sanskrit signifiant « véhicule lunaire » – a été reportée lorsqu'un pépin technique a été détecté dans le lanceur haut de 14 étages et pesant 640 tonnes, a indiqué le porte-parole de l'agence spatiale indienne, B.R. Guruprasad.

Le décompte a été brusquement interrompu à 56 minutes et 24 secondes du décollage. M. Guruprasad a fait savoir que l'annonce dévoilerait bientôt la date d'une nouvelle tentative.

L'appareil est conçu pour se poser en douceur sur le pôle Sud lunaire et y déployer un explorateur robot chargé d'examiner des traces d'eau, dont la présence a été confirmée par une précédente mission spatiale indienne.

Alors que l'Inde, armée de la bombe nucléaire, est en voie de devenir la cinquième économie de la planète, le gouvernement férocement nationaliste du premier ministre Narendra Modi souhaite montrer les capacités de son pays en matière de défense et de technologie.

Si l'Inde réussit son atterrissage, le pays deviendrait le quatrième pays à accomplir cet exploit, après les États-Unis, la Russie et la Chine.

Une mission de prestige

Le Dr K. Sivan, président de l'Indian Space Research Organization, a déclaré lors d'une conférence de presse, la semaine dernière, que la mission Chandrayaan-2, d'un coût de 140 millions de dollars, était la plus prestigieuse jusqu'à maintenant pour l'Inde, en partie en raison de la complexité technique découlant du projet d'atterrissage en douceur, un événement décrit comme les 15 minutes de terreur.

Après le début du décompte, dimanche, M. Sivan a visité deux lieux de pèlerinage hindous afin d'y prier pour le succès de la mission.

Depuis pratiquement ses débuts, en 1962, le programme spatial indien a été critiqué comme étant inapproprié pour un pays surpeuplé toujours en développement.

Mais des décennies de recherche dans le domaine ont permis à l'Inde de développer des technologies satellitaires, de communications et de détection à distance qui aident à régler des problèmes courants, qu'il s'agisse de prédire la migration des poissons, ou encore de prévoir les tempêtes et les inondations.

Avec le 50e anniversaire de la mission Apollo 11 qui approche à grands pas, les plus grandes agences spatiales de la planète envisagent de nouveau des missions lunaires, un lieu considéré comme un site d'essais idéal pour les technologies nécessaires à l'exploration plus poussée de notre système solaire.

De plus, la présence d'eau sur la Lune permettrait d'installer des sites de ravitaillement sur notre satellite naturel.

En raison de délais à répétition, l'Inde a raté sa chance d'effectuer le premier alunissage en douceur au pôle Sud. L'honneur est allé à la mission chinoise Chang'e 4, en janvier dernier.

Pour sa part, le premier ministre Modi vise 2022 pour le premier vol habité indien.

Avec les informations de Associated Press

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