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Chef de police accusé d’agression sexuelle : la présumée victime a témoigné

La jeune femme, qui était adolescente lors des faits allégués, a présenté sa version des faits.

John Collyer.

L'accusé, l'ancien chef de police John Collyer, a son procès le 11 juillet 2019 à Bridgewater.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

En Nouvelle-Écosse, un tribunal doit entendre lundi le long interrogatoire d’un chef de police accusé d’agression sexuelle et d’exploitation sexuelle.

John Collyer était chef de la police de Bridgewater lorsque les accusations ont été déposées contre lui en mai 2017. À la reprise de son procès, lundi, l’interrogatoire de cinq heures auquel il a dû se soumettre doit être joué entièrement devant la Cour suprême de la province. On doit également entendre le témoignage de l’enquêteur de la GRC, aujourd’hui à la retraite, qui l’avait interrogé.

La présumée victime décrit les faits allégués

La semaine dernière, le tribunal à Bridgewater a entendu le témoignage de la présumée victime. Âgée de 20 ans, elle en avait 17 lors de l’agression alléguée en 2016. Puisqu’elle était mineure, son identité est protégée. 

Jeudi, la plaignante a raconté avoir été passagère à l’avant de la voiture de l’accusé, au printemps 2016. Elle a affirmé que M. Collyer, qui conduisait sur l’autoroute, lui aurait demandé si elle s’était déjà donné un orgasme.

La plaignante a dit avoir répondu par la négative. Elle a affirmé que l’accusé aurait alors mis sa main entre ses cuisses, aurait écarté son sous-vêtement et inséré ses doigts dans son vagin. 

La présumée victime dit qu’elle n’a jamais consenti à un tel geste, qui aurait été bref.

Lors du contre-interrogatoire, l’avocat de la défense, David Bright, a tenté de mettre en doute les souvenirs de celle qui était adolescente à l’époque. Mais la jeune femme a répliqué qu’elle se souvenait très clairement de ce qu’elle allègue.

Au cours de la première semaine du procès, des messages sur Facebook échangés entre le policier John Collyer et l’adolescente ont été présentés à la cour. Les dossiers remis aux enquêteurs par Facebook font état de 596 messages entre John Collyer et l’adolescente entre le 14 avril 2015 et le 7 août 2016. 

Les enquêteurs de l’Équipe d'intervention en cas d'incident grave de la Nouvelle-Écosse, qui a enquêté sur les allégations, ont examiné des captures d’écran prises par la mère de la plaignante, qui possédait le mot de passe du compte Facebook de sa fille.

John Collyer en uniforme de policier, coiffé de son képi.

John Collyer était chef de la police de Bridgewater, en Nouvelle-Écosse, au moment des faits allégués.

Photo : Radio-Canada / CBC

À son tour à la barre, la plaignante a reconnu avoir initialement dit aux enquêteurs que de telles conversations n’existaient pas. Elle ne voulait pas en discuter, a-t-elle soutenu. 

Elle a également admis avoir supprimé les messages après avoir rencontré les enquêteurs.

Je ne voulais pas m’asseoir et lire des messages qui me bouleversaient ou me rendaient déprimée. Vous aviez déjà les messages lorsque je les ai supprimés, a-t-elle dit, adressant ses commentaires à la Couronne et à la défense.

La présumée victime a affirmé à la cour que sa famille et le chef de police étaient proches, et qu’elle le tenait personnellement en haute estime à cette époque.

John Collyer n’est plus chef de la police de Bridgewater. Suspendu en mai 2017, il ne perçoit plus de salaire de la force policière depuis août 2018. La défense prévoit le faire témoigner à son propre procès.

Avec les informations de CBC

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