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Le Parti libéral du Manitoba veut éliminer les Offices régionaux de la santé

Un homme en veste à carreau devant un podium.

Dougald Lamont annonce son programme électoral en matière de santé, bordé d'une dizaine de candidats de son parti.

Photo : Radio-Canada

Gavin Boutroy

Les libéraux ont dévoilé leur cheval de bataille en matière de santé pour l'élection provinciale. Le chef du parti libéral du Manitoba a annoncé dimanche que son parti souhaite abolir les Offices régionaux de la santé.

Dougald Lamont dit que l'abolition de ce palier administratif, ainsi que l'élimination de Soins communs, mènera à une plus grande responsabilité du ministère de la Santé. Certaines des responsabilités seront aussi transférées aux établissements de santé locaux.

Un des plus grands problèmes, c'est le manque de reddition [de comptes] dans le système de santé. C'est parce que M. Pallister ou le ministre de la Santé peut se débarrasser des problèmes. S'il se trompe, il peut toujours dire : c'est quelqu'un d'autre qui est le problème, affirme M. Lamont.

Le gouvernement Pallister a mis sur pied Soins Commun en 2017 dans le but de faciliter la planification et la prestation des soins à travers la province. L'organisme a assumé certaines des fonctions des offices régionaux de la santé de la province, dont les services ambulanciers, les services d’imagerie diagnostique et les services d’urgence.

Il renchérit que les néo-démocrates et les progressistes-conservateurs ont fait exprès de créer un système de santé où le gouvernement ne peut pas être tenu responsable.

Ce qu’on propose, c’est de réduire le niveau de bureaucratie au Manitoba de quatre à deux, et que le ministère soit en charge des politiques et de l’achat [en gros], affirme M. Lamont.

Rouvrir des urgences à Winnipeg?

Cette structure permettrait, selon lui, aux hôpitaux et aux centres de soins de mieux cibler leurs services, poursuit M. Lamont. Donner plus de contrôle, de décisions au niveau de la communauté, des hôpitaux. C’est à ce niveau qu’ils peuvent prendre les meilleures décisions, dit-il.

Ainsi, la structure administrative proposée par les libéraux permettrait, par exemple, à l'Hôpital Seven Oaks de rouvrir ses urgences. Celles-ci doivent devenir un centre de soins d'urgence mineure le 22 juillet. Ce changement était initialement prévu pour le mois de septembre.

Toutefois, M. Lamont ne s’est pas engagé à rouvrir la totalité des urgences fermées par le gouvernement progressiste-conservateur.

Le chef du Nouveau parti démocratique, Wab Kinew, a attaqué le parti libéral sur ce front. C’est inquiétant que le chef libéral ne se soit pas engagé à rouvrir toutes les salles d’urgence fermées par Pallister. Ces urgences doivent rester ouvertes, et le NPD est le seul parti qui s’engage à cela, dit-il.

De son côté, un porte-parole des progressistes-conservateurs affirme que le plan des libéraux va à l’encontre des avis d’experts en la matière. Il ajoute que ce plan exige que les établissements de santé obtiennent l’approbation du gouvernement pour des décisions routinières.

Maintien des services en français

M. Lamont dit reconnaître le rôle important des offices régionaux pour assurer la prestation de services en français. Ainsi, il affirme être ouvert à la création d'un bureau pour assurer l'offre continue de services en français, selon les besoins régionaux.

On veut garantir les services en français, on va le garantir au niveau de la province [...] J'espère d’avoir un bureau pour assurer qu’il y aura des services en français, dit-il.

Les Manitobains iront aux urnes le 10 septembre.

Manitoba

Politique provinciale