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Une nouvelle réglementation irrite les plaisanciers du lac des Piles

Un quai s'avance dans le lac. Au loin, en bordure du plan d'eau, on distingue des résidences.

Des résidences sur le bord du lac des Piles

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une nouvelle réglementation fait beaucoup réagir au lac des Piles. Les plaisanciers doivent depuis quelque temps faire laver obligatoirement leur embarcation par un concessionnaire certifié avant de pouvoir la mettre à l'eau.

Aujourd'hui, Thierry Rimbault, qui est guide de pêche, devait se trouver sur son bateau sur le lac des Piles avec un client pour une partie de pêche. Mais son embarcation a dû être remisée.

C'est qu'une nouvelle réglementation de la Ville de Shawinigan oblige les plaisanciers à faire laver leur bateau par des professionnels certifiés pour protéger le lac. Le certificat de lavage est valide pour 48 h et est exigé avant la mise à l'eau.

Je suis totalement d'accord sur le fait qu'il faille le protéger, mais sur la méthode employée, je ne suis absolument pas d'accord. [...] Pour qu'un lavage soit vraiment bien fait, il faudrait déjà qu'il soit fait au lac avant chaque mise à l'eau et non pas 48 h à l'avance. Moi, je peux aller sur l'eau n'importe où 48 h à l'avance. Donc là où devrait être le lavage, c'est à la marina, indique Thierry Rimbault.

Thierry Rimbault affirme que ce n'est pas la première fois qu'il doit rembourser des clients à cause de cette réglementation, puisqu'il ne peut garantir que la sortie ait lieu, ne sachant pas s'il sera en mesure de faire laver son bateau à temps.

Jusqu'ici, cette année, il dit avoir perdu 7500 $, soit le tiers de son chiffre d'affaires.

Dans une publication dénonçant cette réglementation, partagée plus de 400 fois sur Facebook, le biologiste de formation a reçu l'appui de nombreuses personnes qui sont toutes aussi indignées.

Le porte-parole de la Ville de Shawinigan, François St-Onge, défend la politique adoptée par la Ville. Selon lui, elle a été demandée par les citoyens afin de protéger le lac des Piles.

On a ajouté une étape de protection pour le lac. C'est sûr que c'est difficile à entrer dans les habitudes, concède-t-il. C'est sûr qu'à la fin de la saison, on va faire un post mortem, on va regarder comment ça s'est passé, et si c'est possible d'améliorer la situation, c'est sûr qu'on va le faire.

Thierry Rimbault s'inquiète également de la privatisation des plans d'eau, les prix ayant bondi à la marina. De 800 $ en 2018 pour un quai, il en coûte maintenant 1800 $ en 2019.

Les mises à l'eau sont aussi permises exclusivement entre 9 h et 17 h.

D'après un reportage de Sébastien St-Onge

Mauricie et Centre du Québec

Justice et faits divers