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Un tricothon pour la santé mentale aux Îles-de-la-Madeleine

Trois femmes assises dans des chaises tricotent en bordure du fleuve.

Trois tricoteuses participent au 4e tricothon sur le site historique de la Grave aux Îles-de-la-Madeleine.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Philippe Grenier

Le 4e tricothon sur le site historique de la Grave aux Îles-de-la-Madeleine a permis d'amasser plus de 1000 dollars au profit de la santé mentale.

Apportez vos chaises, vos broches, vos crochets et votre laine : l'invitation ne pouvait pas être plus claire.

Année après année, l'événement attire de nombreux curieux et une dizaine de tricoteuses.

Marie-Josée Poirier sourit avec ses aiguilles à tricot dans les mains.

Marie-Josée Poirier participe à l'événement depuis 4 ans.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Marie-Josée Poirier est l'une d'elles. Elle participe à l'événement depuis le début pour soutenir ceux qui sont dans le besoin et qui ont tout mon support.

J'adore tricoter, c'est une chose qui me permet de me calmer, de me recentrer quand j'ai l'impression que ça spin trop vite dans mon cerveau et que justement mon mental est dérangé. Donc c'est un moyen pour moi de garder une forme de santé mentale. C'est un 2 pour 1, indique-t-elle.

Sylvie Laverdière, Hélène Poulin et Emmanuelle Doyon sourient.

Sylvie Laverdière, Hélène Poulin et Emmanuelle Doyon sont les coorganisatrices du 4e tricothon sur le site historique de la Grave à Havre-Aubert.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Pour les organisatrices, la santé mentale touche tout le monde, de près ou de loin. On connaît tous quelqu'un qui est aux prises avec des problèmes de santé mentale. On n'en parle pas assez aussi, donc je pense que c'est une belle opportunité, lance Emmanuelle Doyon.

Hélène Poulin espère que les gens qui viennent sur le site de la Grave vont en parler. Selon elle, le tricothon permet aussi de démystifier la santé mentale.

Pour Sylvie Lavernière, personne n'est à l'abri d'avoir besoin de ces services-là.

La ligne est mince, ça nous concerne tous [la santé mentale].

Emmanuelle Doyon, coorganisatrice du tricothon

L'argent sera remis au comité de psychiatrie citoyenne du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Îles.

Ils font vraiment de beaux projets. Ils ont construit une serre derrière l’hôpital des Îles pour que les patients puissent jardiner, lance Emmanuelle Doyon.

Le docteur Hugues Poirier sourit.

Dr Hugues Poirier est médecin psychiatre au CISSS des Îles-de-la-Madeleine depuis une vingtaine d'années.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Dr Hugues Poirier, médecin psychiatre au CISSS des Îles, a pris ses crochets et sa laine pour participer à l'événement. On s'est dits : "On va faire un ou deux projets concrets par année pour aider les gens à mieux comprendre et éviter la stigmatisation parce qu'on veut pleinement être citoyen."

Emmanuelle Doyon rappelle que chaque année, il y a des participants du comité qui sont aux prises avec des problèmes de santé mentale qui viennent tricoter avec nous aussi. Il n'y a personne qui porte d'étiquette. Tout le monde est normalisé là-dedans, et ça permet de faire une belle activité qui est inclusive et positive pour les gens.

L'encan des œuvres des tricoteuses a permis de récolter la somme de 1195 $.

Le Dr Poirier précise que cette activité de financement-là va permettre de faire des activités d'intégration pour des gens qui ont eu de plus grandes difficultés d'insertion sociale.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Santé mentale