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Des pilotes saskatchewanais combattent la tordeuse des bourgeons de l’épinette au Québec

Un homme devant un petit avion.

Pour le président de l'entreprise d'épandage, Michael Yaholnitsky, c'est aussi une question d'entraide entre les provinces.

Photo : Radio-Canada / Julia Caron

Radio-Canada

En juin et au début du mois de juillet, cinq avions d’une entreprise de Yorkton, en Saskatchewan, sont allés prêter main-forte à la Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies (SOPFIM) du Québec afin d’endiguer la prolifération de la tordeuse des bourgeons de l’épinette.

Les pilotes et leurs aéronefs ont été utilisés pour épandre de l’insecticide quotidiennement, avant le lever du soleil.

« Quand les bourgeons s’ouvrent, on doit procéder à l’épandage », explique le pilote Kevin Labrecque, l’un des Saskatchewanais participants.

« Peu de Canadiens font ce qu’on fait [et] volent à différents endroits en se disant que personne ne voit ce qu’ils voient de si haut », précise l’homme de Battleford.

Sauver les épines

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec investit 33 millions de dollars dans cette opération d’épandage visant à sauver 456 000 hectares d’épinettes blanches et de sapins baumiers de la Côte-Nord, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, du Bas Saint-Laurent, de la Gaspésie et des îles de la Madeleine.

Le but est de préserver au moins la moitié des nouvelles pousses. « C’est comme essayer d’empêcher la neige de tomber », s’exclame le directeur des opérations de la base de la SOPFIM de Mont-Joli, Robert Chénard.

Il indique que les larves de la tordeuse s’attaquent aux feuilles de la cime des arbres, tuant leurs victimes en cinq ans.

Préserver des forêts et des emplois

Le rôle des pilotes saskatchewanais n’est pas seulement de préserver la nature, mais aussi de soutenir l’économie, puisque la tordeuse met en danger de nombreux emplois liés secteur forestier.

Pour ce faire, les avions de Miccar Aerial épandent un microbe présent naturellement dans le sol, le bacille de Thuringe, qui n’est pas toxique pour les oiseaux, les poissons et les autres animaux, mais qui s’attaque aux larves de papillons et de mites.

« Ça permet de préserver cette richesse du Québec », explique le président de l’entreprise, Michael Yaholnitsky. Pour lui, ce partenariat est aussi une occasion « d’unir l’est et l’ouest du Canada ».

Avec les informations de Julia Caron

Saskatchewan

Protection des espèces