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Le lien ferroviaire Sherbrooke-Montréal évalué à 300 M$

Un train stationné au Marché de la Gare de Sherbrooke, au coucher du soleil

Un train stationné au Marché de la Gare de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada / Christine Bureau

Radio-Canada

Les coûts liés à une future liaison ferroviaire entre Sherbrooke et Montréal sont estimés à 300 millions de dollars, dont plus de 124 millions pour le déplacement de la gare de triage à Farnham, selon une étude d'une firme externe rendue publique cette semaine.

Ce nouveau lieu ferroviaire permettrait d'ajouter un train passager, développerait le transport de marchandises et renforcerait la sécurité du chemin de fer.

Pour ce corridor, on voulait voir avec cette étude s’il y avait des enjeux de sécurité. La principale inquiétude du milieu municipal, c’est d’avoir un réseau sécuritaire, insiste le directeur général adjoint de la MRC de Brome-Missiquoi, Francis Dorion.

C’était donc de voir ce qu’il y avait à améliorer. Par la suite, c’était de voir de quelle manière on pourrait développer l’activité économique autour du ferroviaire pour les entreprises des grandes régions de Sherbrooke jusqu’à Saint-Jean-sur-Richelieu, ajoute-t-il.

Le document dévoile, entre autres, que la Central Maine and Quebec Railway (CMQR), l'exploitant du chemin de fer, ne souhaite pas participer financièrement au projet.

L'entreprise serait prête à vendre le tronçon entre Sherbrooke et Saint-Jean-sur-Richelieu pour un prix qui se situe entre 20 et 30 millions de dollars.

C’est la première fois qu’on chiffre l’ampleur de ce que pourrait être ce projet, mais il reste encore beaucoup de détails à évaluer. C’était pour donner un ordre de grandeur aux élus.

Le directeur général adjoint de la MRC de Brome-Missiquoi, Francis Dorion

Moins de véhicules sur les routes

L'objectif de cette liaison est de réduire de 350 000 le nombre de véhicules automobiles par année sur les routes et de 30 000 le nombre de camions de marchandises. Selon l'étude, le projet pourrait aussi créer plus de 400 emplois et augmenterait la capacité de transport de  10 000 wagons par année.

Ce qu’on doit retenir, c’est qu’il y a un potentiel important de développement pour les municipalités, notamment par rapport à l’enjeu de pénurie de main-d’œuvre dans l’industrie du camionnage. De plus en plus, les entreprises visent à trouver une alternative, explique M. Dorion.

Selon cette étude, les municipalités paieraient 15 % de la facture, le provincial 35 % et le fédéral 50 %.

Lundi dernier, Sherbrooke a appuyé le dépôt d'une demande d'aide financière auprès du Fonds national des corridors commerciaux qui permettrait de financier une partie du projet.

Les différents représentants des municipalités vont se rencontrer mercredi pour discuter de la suite des choses.  

Les villes de Magog, Sherbrooke, Bromont, Brigham, Farnham,  Sutton et la MRC de Brome-Missiquoi font partie de la table de concertation.

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