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Manifestation écologiste à Montréal : 25 arrestations à la suite d'un sit-in

Des gens sont assis dans la rue, ils tiennent une banderole sur laquelle sont inscrits les mots « non violent » et ils portent des chapeaux ornés de fleurs.

Les manifestants étaient invités à se vêtir de vert et à apporter des fleurs.

Photo : Courtoisie / Extinction Rébellion Québec

Radio-Canada

Pas de vacances dans la lutte contre les changements climatiques. C'est le message qu'au moins 200 manifestants ont lancé au gouvernement du Québec à l'occasion d'une marche et d'un sit-in tenus au centre-ville de Montréal samedi et lors duquel une vingtaine de personnes ont été arrêtées.

C'était la toute première fois que le mouvement international Extinction Rébellion se joignait à une manifestation commune des collectifs locaux La Planète s'invite au Parlement, La Planète s'invite à l'Université et Pour le futur. Ce dernier groupe est notamment derrière l'organisation des grèves du vendredi dans les écoles secondaires.

Le départ de la manifestation a été lancé au parc du Mont-Royal. Les protestataires ont emprunté l'avenue du Parc. Ils ont défilé jusqu'à l'intersection de la rue Sherbrooke et de l'avenue McGill College, près des bureaux montréalais du premier ministre François Legault.

C'est là qu'ils se sont arrêtés pour s'asseoir dans la rue, ce qui a provoqué la fermeture de la rue Sherbrooke à l'intersection de McGill College. Invités à se vêtir de vert et à apporter des fleurs, certains manifestants ont aussi écrit des slogans ou dessiné sur l'asphalte en utilisant des craies colorées.

Des membres d'Extinction Rébellion, qui voulaient faire un coup d'éclat, se sont enchaînés ensemble, annonçant qu'ils n'avaient pas l'intention de se lever tant et aussi longtemps que la police ne viendrait pas les déloger. Des dizaines d'autres manifestants se sont assis autour d'eux, par solidarité.

Peu avant 16 h 20, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) les a avisés que la rue devait être rouverte. Au moment où l'ordre de quitter la rue leur a officiellement été donné, une vingtaine de manifestants sont demeurés assis et une équipe de médiation a tenté en vain de les faire changer d'avis.

Le groupe d'intervention s'est finalement déployé vers 17 h. Les manifestants se sont laissé transporter sans opposer de résistance. Au total, 25 d'entre eux ont été arrêtés pour entrave au travail des policiers, a indiqué le SPVM. Ils ont été libérés sous promesse de comparaître.

Extinction Rébellion fait pour sa part état de 26 arrestations par communiqué.

Legault et Trudeau visés

Le nombre de manifestants a été plus modeste que lors des marches précédentes, mais les organisateurs disaient s'y attendre. Pour François Geoffroy, porte-parole du mouvement La Planète s'invite au Parlement, l'objectif était surtout d'assurer une continuité durant l'été.

On s'adresse à la fois au gouvernement Trudeau et au gouvernement Legault. Le message clair qu'on veut leur envoyer, c'est que les projets d'exploitation des énergies fossiles doivent cesser immédiatement.

François Geoffroy, porte-parole du mouvement La Planète s'invite au Parlement

Du côté du collectif La Planète s'invite à l'université, on explique l'importance de maintenir la pression pendant l'été puisque Montréal est perçue comme une figure de proue dans le reste du Canada.

« En ce moment, on parle beaucoup du sujet au niveau national, mais on est très connectés avec Climate change Canada et les autres universités et étudiants du Canada. Eux regardent beaucoup ce que Montréal fait. Donc, c'est un message pour eux aussi », a expliqué Ashley Torres, l'une des organisatrices de l'événement et porte-parole du collectif.

Le parfum des élections fédérales flottait aussi dans l’air puisque le député de Rosemont—La Petite-Patrie et chef adjoint du Nouveau Parti démocratique (NPD) Alexandre Boulerice s'est joint aux manifestants.

« Regardez bien les plateformes, les différentes propositions des partis fédéraux pour l'élection du 21 octobre prochain », leur a-t-il conseillé. « Faites des comparaisons. Au NPD, on a une plateforme qui est vraiment audacieuse, qui est vraiment très, très complète. J'en suis très fier. Alors, faites vos devoirs, comparez et votez pour l'avenir de la planète. »

L'automne s'annonce mouvementé

Si les groupes écologistes souhaitent simplement maintenir la pression pendant la période des vacances estivales, on peut s'attendre à ce qu'ils redoublent d'efforts à la rentrée. Quatre syndicats ont notamment prévu tenir des votes de grève pour rejoindre le mouvement lancé par les étudiants, a affirmé François Geoffroy.

L'objectif des collectifs engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique est de poursuivre leur lutte avec une escalade des moyens de pression.

On a essayé les manifestations, on a essayé les grèves. Jusqu'à maintenant, les gouvernements nous trouvent “cutes” et réagissent assez peu, alors on va monter la pression jusqu'à ce que les changements se fassent.

François Geoffroy, porte-parole du mouvement La Planète s'invite au Parlement

Les jeunes du secondaire aussi préparent leur rentrée militante. « En ce moment, on est moins visible, mais il y a énormément de travail qui se fait pour organiser et structurer le mouvement. Notre mouvement a été créé dans la précipitation et on veut se doter d'une structure fonctionnelle et démocratique », affirme le co-porte-parole de Pour le futur Montréal, Albert Lalonde.

Il annonce notamment une manifestation monstre pour le 27 septembre.

Avec les informations de Xavier Savard-Fournier

Avec les informations de La Presse canadienne

Grand Montréal

Politique fédérale