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Journée « ruches ouvertes » à Winnipeg

Christophe Kirouac manie les ruches sans gants, avec seulement un fumigateur pour calmer les abeilles.

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Gavin Boutroy

Les habitants de Winnipeg ont l’occasion de vivre une expérience intime avec les abeilles ce week-end. Des apiculteurs urbains tiennent une journée de « ruches ouvertes » pour permettre aux curieux de découvrir le processus de production de miel.

On essaie d'engager les citoyens plus profondément que l'on peut aux marchés fermiers ou aux magasins, explique Christophe Kirouac, le fondateur de Bee Project Apiaries. Cette entreprise installe et entretient des ruches à Winnipeg.

Impassible dans la nuée d’abeilles, M. Kirouac explique à des clients le fonctionnement de quatre ruches, situées dans un petit potager urbain du marché fermier Jardins St-Léon.

Ces clients paient une petite somme pour l'entretien des ruches qui se trouvent dans le quartier Saint-Boniface. À la fin de la saison, ils reçoivent une bouteille de miel.

Le goût est très différent d’un miel pasteurisé chimique. C’est de la qualité, affirme l’un des participants.

C’est une façon d’apprécier les abeilles et la ville. Ça crée un peu de fierté dans Saint-Boniface.

Christophe Kirouac, fondateur de Bee Project Apiaries

On ouvre les ruches, on répond aux questions, on essaie d’expliquer comment tout fonctionne, dit Christophe Kirouac, en ajoutant qu’il y a des indications que l’apiculture urbaine existait déjà à l’époque des Égyptiens et des Romains de l’antiquité.

La peur des piqûres s'envole

Les apiculteurs manient les ruches sans gants, avec seulement un fumigateur pour calmer les abeilles. Ils offrent des voiles anti-abeilles aux participants, ce que la plupart refusent, malgré une crainte palpable de se faire piquer.

M. Kirouac affirme qu’au début d’une visite de ruche, les clients restent à une quinzaine de mètres de la structure. Pendant la visite, ils s’approchent de plus en plus. À la fin, ils manipulent les ruches, et vont souvent plonger leurs doigts dans un rayon fourmillant d’abeilles pour goûter à l’onctueux miel frais.

Christophe Kirouac tient un rayon de miel à côté de quatre ruches.

Christophe Kirouac montre un rayon de miel en cours de construction.

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

La plupart les gens arrivent avec des inquiétudes [...] On trouve que les inquiétudes tombent et l’enthousiasme des gens monte. C’est vraiment un peu de magie. On voit que les gens deviennent très à l’aise avec des abeilles, dit-il.

Manger local

Pour l’apiculteur, cette initiative permet aux Manitobains de commencer à prendre conscience de l’importance de manger localement.

Malgré le fait que le miel est la première chose qui attire le monde au projet, pour nous autres, ce n’est pas la chose importante. C’est vraiment le lien [avec] la production de nourriture qu’on veut donner au monde, dit M. Kirouac.

Il ajoute que les abeilles mellifères donnent une porte ouverte au monde pour discuter de l’importance des pollinisateurs et peut-être prendre des démarches pour être plus conscients de l’environnement.

C’est aussi la raison des participants pour investir dans le miel local. On veut savoir si ça a fait le tour du monde, ce n’est pas des pommes du Chili qu’on veut avoir, c’est des pommes du Canada, on en produit. Même chose pour les légumes, lance l’un d’eux.

Le rucher acceptera de nouveaux membres au printemps.

Manitoba

Agriculture