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La vie après la méthamphétamine

Skylar Moneyas a fondé Life after meth après s'être sortir de l'emprise d ela méthamphétamine

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La crise de la méthamphétamine continue de sévir à Winnipeg. Pour ceux qui tentent de se libérer de l'emprise de la drogue, le chemin peut être ardu, mais de plus en plus d'initiatives voient le jour afin de leur venir en aide.

L'organisation Life after Meth, mise sur pied récemment, a tenu sa première rencontre samedi à l'église Westminster United dans le quartier Wolseley.

L'initiative vise à partager des témoignages d'anciens toxicomanes pour donner aux personnes aux prises avec des problèmes de dépendance l'espoir d'une vie après la méthamphétamine.

L'initiateur du projet, Skylar Moneyas, un jeune homme originaire de la Première Nation Hollow Water dans le nord-est du Manitoba, est un ancien consommateur de méthamphétamines, en rémission depuis un an après avoir entrepris une thérapie.

« À ce moment, c'était la fin pour moi. C'était une question de vie ou de mort, suivre un traitement ou mourir », relate-t-il.

Une série de psychoses et de suicides dans son entourage l'ont poussé à lancer Life after Meth pour aider à leur tour des personnes à se sortir de la dépendance avant qu'il ne soit trop tard.

« Même si ce n'est qu'une personne, une personne qui veut s'en sortir, qui essaie, si elle n'entend qu'une histoire aujourd'hui, elle voudra changer sa vie. C'est leur donner l'espoir qu'il y a une vie après la méthamphétamine », dit-il.

Témoignages percutants

Lors de la rencontre samedi, trois anciens consommateurs se sont présentés au micro afin de livrer des témoignages percutants et émouvants.

Victime de viol, Jennifer a consommé de la drogue pendant 11 ans avant de s'en sortir : un parcours extrêmement difficile.

« Je me souviens m’être enfermée plusieurs fois dans la salle de bains, de m’être donné des coups de poing au visage ou des coups aux jambes avec un marteau parce que la honte était trop grande. Je me détestais. La meth me détruisait et me faisait détruire tout le monde autour de moi », témoigne-t-elle.

Pour Skylar Moneyas, être entouré et partager son expérience aide à paver la voie vers la rémission.

Life after Meth compte uniquement sur l'aide et le soutient de bénévoles pour pouvoir oeuvrer auprès des toxicomanes.

D'après les informations d'Ezra Belotte-Cousineau

Manitoba

Drogues et stupéfiants