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Inondations : plus de 100 familles dorment toujours à l'hôtel

Au Québec, sur les 122 familles vivant encore à l'hôtel, deux mois après les inondations, 30% viennent de Sainte-Marthe-sur-le-Lac,

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plus de deux mois après les inondations qui ont frappé le Québec, 122 familles sont toujours logées à l'hôtel, selon la Croix-Rouge. Près de 60 % de ces sinistrés sont hébergés à Gatineau et 30 % sont logés à Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

Mégane Bélec, 17 ans, a encore les larmes aux yeux quand elle évoque la maison de Sainte-Marthe sur le Lac, où elle a grandi avec sa mère et sa sœur, et qui est désormais une perte totale. Depuis le mois d’avril, elle habite chez son petit ami à Saint-Eustache.

Ça fait encore beaucoup de peine, c’est pour ça qu'on revient très souvent ici pour se remémorer les souvenirs, revoir les voisins, confie-t-elle.

Tout a été touché à l'intérieur. On a en haut de 100 000 $ de dommages, fait qu'on ne peut pas faire de rénovations pour le moment, raconte-t-elle avant d’ajouter que sa famille attend les revenus du gouvernement, mais pour le moment on n'a pas l'air très dédommagées.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada, le ministère de la Sécurité publique précise que plus de 6000 dossiers ont été ouverts à l’échelle de la province et que 41 millions de dollars ont déjà été alloués aux sinistrés dans le cadre du programme général d’indemnité et d’aide financière.

À quelques rues de là, Sylvain Séguin, un autre sinistré, a choisi de camper devant son logement, au lieu de dormir à l'hôtel à Laval. Il a tout perdu à la suite des inondations.

On est à encore à l'hôtel avec la Croix-Rouge, mais ce n’est pas plaisant. Tu te fais pitcher d’un bord puis de l’autre chaque semaine pour changer de place. Alors j'ai pogné une roulotte et je suis en train de l'installer.

Sylvain Seguin, victime des inondations du printemps

Pour lui aussi l'attente est pénible. On est en attente. Le propriétaire est en train d'attendre ce que les inspecteurs vont dire si c'est mis à terre ou reconstruit, précise M. Seguin ajoutant que ce qui devait prendre deux semaines dure déjà depuis plus de deux mois.

Ici à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, le bureau de la Croix-Rouge est resté ouvert. Sylvie Mayeu, coordonnatrice du Centre d'aide explique que, c’est ici que les gens viennent chercher du réconfort, de l'écoute, du renouvellement pour leur hébergement et l'alimentation.

Les gens sont résilients, ils vivent au jour le jour avec ce qu'ils ont. Beaucoup ont encore le sourire, la vie continue et c'est un pas à la fois, confie-t-elle.

Nuage noir gouvernemental

Au-delà des dégâts à réparer, il y a aussi les décisions à prendre, dans la foulée de la publication des nouvelles cartes des zones inondables.

Si les sinistrés de Sainte-Marthe-sur-le-Lac sont pour l’instant épargnés, le décret gouvernemental annoncé il y a un mois interdit tous les travaux majeurs sur les immeubles situés dans la zone d’intervention spéciale (ZIS). Il s’agit des secteurs figurant en zone inondable cartographiée 0 à 20 ans, ou qui ont été inondés en 2017 ou en 2019.

Certaines des 812 municipalités concernées trouvent ces règles trop restrictives et espèrent s’être fait suffisamment entendre lors de la consultation publique tenue au début du mois de juillet.

Sur son site internet, le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation précise que la version ajustée de cette cartographie sera rendue publique au moment de la publication du décret de la ZIS par le gouvernement du Québec.

Avec les informations de Florence Ngué-No

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