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La tradition innue de la pêche du homard à marée basse

Edouard Kaltush s'apprête à mettre un homard dans une chaudière.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Radio-Canada

La pêche traditionnelle du homard à marée basse se transmet de génération en génération dans la communauté innue de Nutashkuan.

Édouard Kaltush, intervenant en toxicomanie auprès des jeunes depuis 25 ans, a enseigné à plusieurs jeunes ce savoir-faire ancestral.

L'homme de 60 ans guette les marées basses, notamment dans la baie entre Havre-Saint-Pierre et Baie-Johan-Beetz.

J'ai accompagné mon oncle, juste le regarder le faire. On l'a appris de cette façon-là, raconte Édouard Kaltush. On a vu nos parents le faire. On nous a transmis ça et puis là, ça a resté dans mes pensées. C'est pour ça que je la continue. Moi j'y vais toutes les fins de semaine, une fois par semaine.

Avec de l'eau jusqu'à la taille, un pêcheur tient un bâton avec un crochet installé à l'extrémité.

Le pêcheur tient dans sa main l'instrument de pêche traditionnel : un simple bâton avec un crochet à l'extrémité.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Entre la fin mai et la fin juillet, Édouard vient chercher des homards qu'il partage avec sa famille et d'autres membres de la communauté.

J'en prends seulement ce que j'ai besoin pour en laisser à d'autres générations.

Édouard Kaltush, Innu de Nutashkuan
Édouard Kaltush porte une salopette imperméable pour marcher dans la baie à marée basse.

Édouard Kaltush apprécie passer du temps sur les traces de ses ancêtres à la pêche au homard.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Quand la mer est basse, là il faut aller les voir, indique Édouard Kaltush. Moi, je fais juste du bruit avec mon crochet et puis là, le homard, il va sortir lui-même et puis là, je le prends avec mon crochet.

Un homard accroché au bout d'un bâton et son crochet, est à moitié hors de l'eau.

Un homard est accroché et sort de l'eau.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Les Innus ne sont pas limités à un nombre défini de prises, mais Édouard ne capture que les mâles, par respect pour la ressource. On les voit très facilement, les femelles ont des œufs tandis que le mâle n’a pas d'œufs. Moi, les femelles des homards, je ne les prends pas, je les remets à l'eau.

Gros plan sur une chaudière tenue par un homme, dans laquelle on voit dépasser un homard.

La pratique de la pêche est aussi une occasion pour Édouard de rester en contact avec son territoire et sa tradition ainsi que d'y entraîner d'autres.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Ça me fait du bien de venir ici, ça me détend, fait valoir Édouard Kaltush. C'est une belle activité et il faut la respecter et puis la maintenir. C'est pour ça, je la montre aux enfants aussi. C'est une bonne activité pour les jeunes.

D’après le reportage de Nicolas Lachapelle

Côte-Nord

Autochtones