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Un enfant autiste mordu par un chien à Lac Simon

Un enfant a une joue ensanglantée.

Un enfant autiste de huit ans a été mordu par un chien errant à Lac-Simon, cette semaine.

Photo : gracieuseté Florence Poucachiche

Émélie Rivard-Boudreau

La communauté algonquine de Lac-Simon a dû faire face à plusieurs morsures de chiens au cours des dernières semaines. Un enfant autiste de huit ans a d'ailleurs été mordu cette semaine. Le conseil de bande dit prendre plusieurs mesures pour contrôler les chiens dans la communauté, mais des résidents pensent que l'application des règlements devrait être plus sévère.

Naomi Cheezo, 17 ans, est une amoureuse des animaux. Elle souhaite même étudier en santé animale. Pourtant, elle craint les chiens de sa communauté. L'enfant qui a été mordu cette semaine est le fils de sa cousine.

C'est quelque chose pareil. On ne se sent pas en sécurité quand on marche ici. Il y a trop de chiens.

Naomi Cheezo

Le conseil de bande dit avoir été proactif devant la situation au cours des dernières années. Refuge canin, réglementation, ressource humaine dédiée au dossier font partie des mesures entreprises.

Des partenariats ont aussi été développés avec des organismes de Montréal et Toronto pour stériliser et évacuer des chiens de la communauté. Au début du mois de juin, 40 chiens ont pris la route vers Montréal de cette façon.

Un chien est derrière une clôture dans un refuge extérieur.

Le refuge pour chiens errants de Lac-Simon.

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Une grande part de responsabilité revient donc aux propriétaires, croit le conseiller Lucien Wabanonik. La part du conseil, je pense que sa responsabilité, il l'a prise. Mais la responsabilité des propriétaires doit aussi être regardée et évaluée. Les amendes, moi je considère qu'on doit être plus sévères maintenant, estime-t-il.

La cheffe, Adrienne Jérôme, implore aussi les gens de Val-d'Or de ne pas abandonner leurs chiens près de la communauté ou carrément à proximité des véhicules des Algonquins de passage en ville.

Adrienne Jérôme accorde une entrevue dans une salle de conférence.

Adrienne Jérôme, cheffe de la communauté de Lac-Simon

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Pourquoi ils viennent domper à Lac-Simon?», se questionne-t-elle. «Des fois, dans les tournois, on se ramasse aussi avec une boîte de petits chiens en arrière de notre truck!, lance la cheffe désemparée.

Car, lorsqu'une telle situation survient, les chiens ne peuvent pas être envoyés à la SPCA. L'organisme est déjà débordé et ne peut pas se permettre d'accepter les chiens abandonnés de Lac-Simon. Même si les chiens proviennent de la ville, pas moyen pour la SPCA de faire la distinction.

Naomi Cheezo suggère aussi, pour sa part, que les élus de Lac-Simon s'inspirent de Pikogan, près d'Amos. Là, elle a déjà aperçu des enclos qui permettent de laisser les chiens en liberté, tout en assurant une plus grande sécurité des membres de la communauté.

Abitibi–Témiscamingue

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