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Cinq jeunes reconnus coupables de voies de fait envers un sexagénaire

Une voiture de police au palais de justice de Sept-Îles

Une voiture de police au palais de justice de Sept-Îles

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Djavan Habel-Thurton

Cinq jeunes qui ont tenté de piéger un homme qu’ils prétendaient être un agresseur sexuel ont été déclarés coupables vendredi au palais de justice de Sept-Îles de deux chefs d’accusation.

Zachary Lavoie, Harley Lemieux, Kevin Arsenault, Brandon Cummings et Félix-Antoine Lapierre-Bélanger ont plaidé coupables à des accusations d'introduction par effraction dans un endroit où ils ont commis un acte criminel (voies de fait) et de complot pour commettre des voies de fait.

Les événements qui leur sont reprochés se sont produits à Sept-Îles en mars 2019 alors que ces jeunes hommes, accompagnés d'un autre jeune d'âge mineur, s'en sont pris à un homme de 69 ans dans son appartement de Sept-Îles.

Ils voulaient le piéger pour tenter de démontrer qu’il était un délinquant sexuel.

Un autre chef d’accusation de complot pour commettre une introduction par effraction a été retiré par le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Les cinq jeunes hommes majeurs écopent d'une peine avec sursis. Ils devront chacun effectuer 150 heures de travaux communautaires. Le dossier du sixième jeune est confidentiel puisqu'il était mineur au moment des faits.

Les accusés ne peuvent également communiquer ou se rendre à la résidence ou au travail de la victime durant la durée de leur probation de 24 mois.

Tentative de piège

Selon les faits relatés en cour par l'avocate Alexandra Hébert, procureure aux poursuites criminelles et pénales, ce sont les jeunes coupables qui ont appelé eux-mêmes la police le 9 mars dernier.

Ils auraient voulu alerter les forces de l’ordre à propos de présumés attouchements sexuels.

Arrivés sur place, deux patrouilleurs ont rencontré les six jeunes âgés de 17 à 22 ans.

Le groupe alléguait que l’un d’entre eux, Kevin Arsenault, avait été victime d’agressions sexuelles de la part du sexagénaire.

L’un des jeunes aurait alors explicitement dit au policier avoir asséné un coup à l'homme qui s’est retrouvé par terre.

Un agent s’est alors rendu dans l’appartement pour vérifier son état.

Toujours selon Me Hébert, la victime a souffert de blessures mineures à l’oreille, au cou et à la cheville.

Kevin Arsenault a raconté aux policiers que le sexagénaire aurait communiqué avec lui depuis deux ans, de manière inappropriée, via Facebook.

Le policier comprend alors que les jeunes ont voulu piéger la victime.

L’homme de 69 ans, de son côté, a porté plainte contre le groupe pour introduction par effraction et voies de fait.

Tous les jeunes ont alors été mis en état d’arrestation.

Kevin Arsenault, quant à lui, n’a pas porté plainte contre l'homme.

Lors de déclarations, quatre des suspects ont reconnu avoir mis en œuvre un plan pour tenter de piéger le sexagénaire. Les deux autres jeunes hommes se sont joints à eux alors qu’ils se dirigeaient vers la résidence de l'homme.

Au téléphone, l’un d’eux, se faisant passer pour Kevin Arsenault, avait donné rendez-vous à l'homme chez lui.

En se rendant au domicile du sexagénaire, Kevin Arsenault voulait recueillir des preuves contre celui-ci.

Selon le plan établi par les coupables, en entrant chez la victime, Kevin Arsenault devait laisser son téléphone ouvert. S’il prononçait une certaine expression, ces acolytes allaient intervenir.

Kevin Arsenault allègue que le sexagénaire lui aurait fait des avances. Il a alors remarqué que son téléphone était fermé et a tenté sans succès d’appeler ses amis.

Ayant perdu la communication avec Kevin Arsenault, deux jeunes se sont rendus à l’appartement. Ils disent avoir demandé, sans succès, à l'homme d'ouvrir la porte. Ils ont défoncé la porte pour entrer.

C’est à ce moment qu’un des jeunes a donné un coup de poing à la victime. Les trois jeunes sur place ont alors couru vers l’extérieur et le groupe a contacté les policiers.

Côte-Nord

Procès et poursuites