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Le régulateur américain en faveur d'une amende de 5 milliards de dollars pour Facebook

Des écrans affichent le logo blanc et bleu de Facebook

Facebook s'attendait à payer une amende de l'ordre de 3 à 5 milliards de dollars.

Photo : AFP/Getty Images / LIONEL BONAVENTURE

Agence France-Presse

L'autorité fédérale de régulation américaine a voté en faveur d'une amende de 5 milliards de dollars pour mettre fin – dans le cadre d'un accord à l'amiable – aux poursuites contre Facebook et ses manquements en matière de données personnelles, selon le Wall Street Journal.

Les commissaires de l'agence de régulation fédérale ont voté à trois voix contre deux en faveur de cette amende, selon le quotidien, qui cite une source proche du dossier.

Les républicains qui siègent à la commission de régulation sont favorables à l'accord, qui doit encore recevoir l'aval du ministère de la Justice. Les commissaires démocrates, eux, ont voté contre.

En général, le ministère de la Justice suit les recommandations du régulateur.

L'accord à l'amiable devrait comporter des clauses imposant des restrictions au premier réseau social du monde sur la façon dont il utilise les données personnelles. Celles-ci représentent son bien le plus précieux, dont il tire ses immenses revenus publicitaires.

Une amende salée anticipée par Facebook

L'entreprise s'attendait à une amende de cet ordre et avait annoncé fin avril avoir fait des provisions financières de 3 milliards de dollars. Le groupe avait précisé qu'il s'attendait à devoir payer jusqu'à 5 milliards de dollars.

Même amputé de ces 3 milliards de dollars mis de côté, le bénéfice net de Facebook s'était encore affiché à 2,43 milliards de dollars au premier trimestre de 2019.

L'agence de régulation enquêtait pour savoir si Facebook n'avait pas enfreint un accord à l'amiable datant de 2011, selon lequel le réseau social s'engageait au respect des données personnelles et à la transparence quant à leur utilisation.

Le régulateur avait ouvert des investigations après l'éclatement en mars 2018 du scandale des fuites de données vers la firme britannique Cambridge Analytica.

Le groupe est depuis plus de deux ans aux prises avec des controverses à répétition, allant de sa manipulation à des fins politiques à la gestion des données de ses utilisateurs.

Élus ou régulateurs tirent à boulets rouges sur le groupe qui fait l'objet de poursuites et d'enquêtes tous azimuts dans plusieurs pays, outre les États-Unis.

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