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De futurs maraîchers à l’entraînement

Raphaël Tremblay-Bouchard et Julia Roy participent au camp agricole de l'Université Laval.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Radio-Canada

Raphaël Tremblay-Bouchard et Julia Roy effectuent un retour à la terre. Ce couple fait l’apprentissage du monde agricole lors d’un camp d’entraînement pour maraîchers sur des terres de la MRC de La Côte-de-Beaupré.

Ce programme de mentorat avec des aspirants maraîchers a vu le jour à la suite d’une entente sectorielle entre la Ville de Lévis et la région de la capitale nationale. L’Université Laval est celle qui organise le camp, grâce à l’équipe de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation.

Pour Raphaël Tremblay-Bouchard, l’approche biologique du programme a beaucoup de sens. L’agriculture comme on le fait présentement, ça n'a plus de sens. Faut revenir à des terres plus petites, à l’échelle humaine, dit-il. Pour nous, c'est l'avenir.

Le côté pratique du camp a aussi attiré l’attention de Julia Roy, qui estime que le programme est accessible. C'est possible de le faire même si on n'a pas fait de longues études. Il suffit de notre bonne volonté, d'avoir une passion pour la nature.

L’idée du camp agricole est de donner tous les outils nécessaires aux futurs entrepreneurs maraîchers afin de réaliser leur projet. Durant le camp, ils sont accompagnés par un coordonnateur et ils ont accès à cinq hectares de terres agricoles.

Le mentorat d’affaires est aussi au centre de cette formation pratique qui inclut deux bourses de 5000 $ qui seront remises à des aspirants maraîchers.

Le tout dans l’optique de favoriser l’établissement de la relève agricole, selon le site de l’Université Laval.

Un homme dans un champ qui travaille dans la terre

Le camp permet vraiment de mettre les mains dans la terre et produire des légumes.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

La demande est là

Selon le coordonnateur du programme, Xavier Desmeules, la demande est bel et bien présente, chez les particuliers, mais aussi dans les commerces pour des produits biologiques dans la région. Le secteur biologique est en forte demande dans les hôtels, les restaurants, les institutions, les détaillants qui ont besoin de légumes, estime-t-il.

D’un autre côté, le nombre de maraîchers pour produire ces légumes n’est pas en augmentation. Pour répondre à la demande de façon durable, les participants obtiendront justement des conseils pour mieux gérer leur entreprise, pour réduire les risques, d’après le coordonnateur.

Avec ce projet, les responsables veulent prouver qu’il est possible de se lancer en affaires et gérer une entreprise de culture maraîchère biologique dans la région de Québec.

Avec les informations de Nicole Germain

Québec

Agriculture