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Les Diamants et le stade Canac, une histoire d'amour depuis 25 ans

Un joueur des Diamants de Québec se préparant à déposer un amorti sacrifice sur la surface synthétique du stade Canac.

Un joueur des Diamants de Québec se préparant à déposer un amorti sacrifice sur la surface synthétique du stade Canac.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Turgeon

Guillaume Piedboeuf

Disputant cet été la 25e saison de leur histoire, les Diamants de Québec célèbrent leur quart de siècle en recevant leurs éternels rivaux de Charlesbourg, vendredi soir, au stade Canac. Un lieu bien différent que celui qu’ont connu les joueurs de la première mouture de la formation de baseball junior élite, en 1995.

On a comme fait redécouvrir le stade municipal à la population. Le stade était sur le bord de mourir et il n’y avait personne, se rappelle Jean-Philippe Roy au sujet de la première saison d’existence des Diamants.

Joueur d’arrêt-court pour les Patriotes de Sainte-Foy, la saison précédente, Roy a vécu les débuts des Diamants, en 1995, alors que les Patriotes et les Ambassadeurs de Lévis ont fusionné pour joindre les rangs de la Ligue de baseball junior majeur élite du Québec.

Sous l’essor de Paul-Henri Angers, la nouvelle formation avait négocié le droit de jouer au stade municipal de Québec, laissé à l’abandon depuis le départ la filiale AA des Expos, les Métros, en 1977.

Un stade à l’abandon

Le stade était sur le bord de se faire démolir. Le terrain était dangereux. Les vestiaires étaient un peu défoncés, mais il y avait quand même le cachet que l’on sent aujourd’hui, décrit Jean-Philippe Roy.

Les nouveaux résidents de l’endroit n’ont pas tardé à remplir les gradins dès leur première saison. Même pour les Capitales, ça aurait été de bonnes foules. Je me rappelle un match contre Charlesbourg, une belle journée d’été, où il y avait eu 3600 personnes. Pour du baseball junior, c'est l'enfer.

Quelques années plus tard, la Ville de Québec investissait pour rénover le stade et le création des Capitales ramenait le baseball professionnel à Québec.

Jean-Philippe Roy, lui, n’a jamais vraiment quitté le parc Victoria, remportant des championnats comme gérant des Diamants et instructeur des Capitales, puis prenant la barre du programme sport-études des Canonniers de Québec et du Complexe de baseball Victoria.

Le baseball en santé à Québec

Signe que le baseball mineur est en santé à Québec, les célébrations du 25e anniversaire des Diamants tombe quelques jours après que deux jeunes joueurs de la région, Jean-Christophe Masson et Édouard Julien, se soient entendus avec des organisation du baseball majeur.

Julien, un ancien des Diamants, s’est vu offrir un boni de signature de 493 000$ par les Twins du Minnesota pour le convaincre de quitter les Tigers de l’Université Auburn en Alabama.

C’est un méchant bon timing. C’est une belle semaine pour le baseball. Dans le sport, il faut rêver et de voir ces deux gars-là toucher au baseball professionnel, ça va juste amplifier le rêve des autres qui vont les regarder dans les prochaines années, conclut Jean-Philippe Roy.

Ce dernier sera d'ailleurs honoré vendredi soir en compagnie de trois autres bâtisseurs de l'histoire des Diamants, l'actuel gérant Dominik Walsh et les anciens présidents du club Pierre Bouchard et Denis Gingras.

Une cérémonie d'avant-match est prévue à 19h.

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