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La Route des belvédères : du rêve à la réalité

Un homme marche vers la tour-belvédère de Saint-André-de-Restigouche.

Les belvédères de Saint-André-de-Restigouche (sur la photo) et Matapédia ont été achevés en novembre dernier.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Isabelle Larose

Après 13 ans de démarches, la Route des belvédères prend finalement son envol. Bureau d’accueil, panneaux de signalisation et site web ont été mis en place dans les derniers jours pour guider les visiteurs vers les belvédères de Matapédia et Saint-André-de-Restigouche.

On en parlait depuis 2006 et on est en 2019. Ça fait 13 ans et le belvédère est finalement là!, s’exclame tout sourire la mairesse de Saint-André-de-Restigouche, Doris Deschênes.

D'abord estimé à 11 millions de dollars, le projet a été revu à la baisse au fil des ans. Le coût total des infrastructures actuelles et projetées a fondu à 5,5 millions de dollars.

Une tour torsadée de bois et de métal d'une dizaine de mètres haut

Le belvédère de Saint-André-de-Restigouche est une tour torsadée construite en bois et en métal. Il offre une vue sur les paysages agricoles du secteur.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Bien que les belvédères de l’Ascension-de-Patapédia et de Saint-Alexis-de-Matapédia se font toujours attendre, la Route des belvédères est maintenant structurée pour accueillir les visiteurs.

C’est une chance qu’on ait reçu l’un des premiers belvédères, soutient la mairesse Doris Deschênes. C'est sûr que ça va nous apporter des visiteurs, des gens qui sont curieux de voir la région. Notre tour offre une vue à 360 degrés sur les environs.

Au cours de la dernière fin de semaine, les responsables du bureau d’accueil ont dénombré plus de 150 visiteurs quotidiennement au belvédère de Matapédia.

Une structure torsadée en bois s'avance vers le vide

Le belvédère de Matapédia s'avance sur un cran rocheux à 300 mètres d'altitude.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Ça circule tout le temps, signale le chargé de projet, Mario Martin. C’est très achalandé, je pense que les gens attendaient ça.

La conception architecturale et la construction des belvédères de Matapédia et Saint-André-de-Restigouche ont coûté près de 2 millions de dollars.

Le chargé de projet Mario Martin et la mairesse de Saint-André-de-Restigouche, Doris Deschênes sont phographiés au sommet d'un belvédère, avec un arrière-plan panoramique sur des paysages agricoles.

Le chargé de projet Mario Martin et la mairesse de Saint-André-de-Restigouche, Doris Deschênes, au sommet du belvédère de Saint-André-de-Restigouche.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Un projet achevé en 2021?

Le chargé de projet de la Route des belvédères espère que le circuit touristique sera finalisé pour la saison touristique 2021.

La deuxième phase de réalisation comprend la construction de deux autres belvédères ainsi que la mise en place d’un carrefour d’accueil permanent à Matapédia.

Un panneau d'affichage devant une roulotte convertie en pavillon d'accueil

Un bureau d'accueil temporaire a ouvert ses portes au début du mois de juillet au pied du belvédère de Matapédia. La construction d'un carrefour avec une «architecture plus spectaculaire et audacieuse» est prévue dans la deuxième phase du projet.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Un déploiement technologique viendra aussi bonifier l’expérience des visiteurs.

On veut prendre le virage technologique en utilisant des plateformes numériques pour faire de la réalité augmentée.

Mario Martin, chargé de projet de la Route des belvédères

La facture de cette seconde phase s’élève à 2,7 millions de dollars. Le budget est loin d’être ficelé, mais Mario Martin a bon espoir que le montage financier se concrétisera dans les délais espérés.

C’est sûr que dans la région de Matapédia-Les Plateaux, explique M. Martin, avec les redevances éoliennes, on a un magnifique levier économique pour 25 ans. On n’est pas seulement maintenant des quémandeurs, on peut mettre de l’argent.

Un homme au sommet d'un belvédère regarde le paysage agricole avec des jumelles

«C’est impressionnant même si je connais très bien le territoire», affirme le résident de Saint-Alexis-de-Matapédia Marc-André Gallant, en visite au belvédère de Saint-André-de-Restigouche pour une première fois.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Du côté de Saint-François-d’Assise, où aucun belvédère ne sera construit, on mise sur la rénovation du Camp de bûcheron pour attirer les touristes. Le montage financier d'un million de dollars est en voie d'être complété.

On devrait être capable d’aboutir d’ici l’automne avec la rénovation du restaurant et la construction de six nouvelles unités d’hébergement, précise Mario Martin.

Lorsque le projet sera terminé, neuf unités d’hébergement pouvant accueillir 35 personnes seront disponibles.

L'intérieur de la structure du belvédère de Matapédia

L'intérieur de la structure du belvédère de Matapédia

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Un moteur de développement

Pour plusieurs, l’ouverture de la Route des belvédères est le premier jalon d’un dynamisme touristique renouvelé pour la région Matapédia-Les Plateaux.

Il reste juste à faire pousser de petites entreprises, puis en profiter économiquement

Doris Deschênes, mairesse de Saint-André-de-Restigouche

La mairesse de Saint-André-de-Restigouche observe que certains visiteurs s’arrêtent déjà à la coopérative alimentaire du village lorsqu'ils viennent au belvédère, mais elles aimeraient que des aubergistes et des restaurateurs s’installent dans les municipalités des Plateaux, loin de la 132.

Vue aérienne sur Matapédia et les ses deux rivières.

Le belvédère de Matapédia offre un point de vue sur la rencontre des rivières Ristigouche et Matapédia.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Va falloir, affirme Mme Deschênes, que les gens d’ici fassent en sorte qu’on va garder les touristes à coucher et à manger. C’est à continuer cet effort-là.

L’objectif de la Route des belvédères, ajoute le chargé de projet Mario Martin, c’était justement de développer des services touristiques et d’attirer des petites et moyennes entreprises dans le coin. Et là, on sent qu’on peut le faire.

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