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Controverse autour d'une résidence étudiante autochtone à Trois-Rivières

Lisa-Marie Coocoo, directrice du Centre Opoho, est assise à une table et répond aux questions d'un journaliste.

Lisa-Marie Coocoo, directrice du Centre Opoho.

Photo : Radio-Canada

Catherine Bouchard

Alors qu’un projet de résidence autochtone est sur le point de voir le jour à Trois-Rivières, un autre déjà existant lance un cri du cœur pour obtenir de l’aide.

Le Centre Opoho héberge trois étudiants atikamekw chaque session. S’il obtenait de l’aide financière, il pourrait facilement se doter d’une dizaine de chambres pour accueillir les étudiants qui y font une demande. Dans cette maison de la rue Loiselle à Trois-Rivières, c’est la langue atikamekw qui est au cœur des préoccupations.

Ce projet est une initiative de Lisa-Marie Coocoo, animatrice à la vie culturelle à l’Institut Kiuna, originaire de Wemotaci. Il vise à aider les jeunes atikamekw à persévérer à l’école.

Le projet de Lisa-Marie Coocoo a d’ailleurs reçu l’appui du Conseil des Atikamekw de Wemotaci par une résolution.

Qu’on soit traité équitablement par rapport à ce projet-là. On veut se développer. On veut s’organiser en tant qu’[Atikamekw]. Juste que le gouvernement vienne implanter ce projet-là, ça vient prouver qu’il y a encore une forme de colonialisme, dénonce Mme Coocoo.

Le Conseil des Atikamekw de Wemotaci dénonce de ne pas avoir été consulté dans le projet pilote de résidence étudiante autochtone.

Le Conseil souligne également qu’une jeune initiative locale de Wemotaci du nom de Centre Opoho, créé en 2016, avait déjà entamé plusieurs demandes d’aide auprès de différentes instances gouvernementales et qu’aucune réponse positive n’avait été reçue en ce sens.

Tant le Centre Opoho que le Conseil des Atikamekw de Wemotaci soutiennent qu’il est important d’accompagner les étudiants autochtones pour les aider à persévérer dans leurs études. Ils aimeraient toutefois voir une aide financière octroyée aux deux projets.

Au moment d’écrire ces lignes, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur n’avait pas retourné nos appels.

Mauricie et Centre du Québec

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