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La GRC enquête sur une possible faille de sécurité au laboratoire national de microbiologie

Le Centre scientifique canadien de la santé humaine et animale situé à Winnipeg.

Le Centre scientifique canadien de la santé humaine et animale situé à Winnipeg

Photo : Radio-Canada / Trevor Brine

Radio-Canada

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) enquête sur une possible violation des politiques dans l’unique laboratoire canadien de virologie de niveau 4, situé à Winnipeg. L'Agence de la santé publique du Canada affirme que c'est une affaire administrative et qu'il n'y a aucun danger.

Robert Cyrenne, directeur des communications à la GRC au Manitoba, explique que selon les informations recueillies pour le moment, il n’y a pas de danger pour la sécurité publique.

Il ajoute que pour le bien de l’enquête, nous ne pouvons pas donner plus de détails pour le moment.

L’Agence de la santé publique qualifie le problème d’affaire administrative. Elle ajoute que le service de virologie fait ce qu’il faut pour résoudre cela de façon expéditive, sans pour autant préciser à quel moment s'est produit l’incident et pour quelle raison.

Il n’y a aucun employé du laboratoire national de microbiologie arrêté ou confiné à la maison, rassure depuis Ottawa le responsable des relations médias à l’Agence de la santé publique, Éric Morissette.

Nous pouvons assurer aux Canadiens qu’il n’y a aucun risque pour le public et que le travail du laboratoire national de microbiologie continue de contribuer à la santé de tous les Canadiens.

Le laboratoire national de virologie est le seul établissement de virologie de niveau 4 du Canada. Cela signifie qu’il est en mesure de travailler sur des maladies sérieuses et mortelles pour l’humain et l’animal.

Il peut donc, comme une poignée d’autres établissements en Amérique du Nord, travailler sur des pathogènes nécessitant des niveaux extrêmes de confinement comme Ebola, le VIH ou l’anthrax.

Un ancien chercheur condamné

Ce n’est pas la première fois que la police enquête sur des incidents survenus dans ce laboratoire.

En 2009, un ancien chercheur a été condamné pour tentative de trafic de matériel génétique du virus Ebola par la frontière entre le Manitoba et le Dakota du Nord.

Konan Michel Yao avait ainsi 22 fioles de substance dans le coffre de sa voiture lorsqu’il a tenté de passer la frontière.

Il avait alors dit aux officiers qu’il emportait les fioles à son nouveau travail au laboratoire de recherche en biodéfense de l'Institut national de santé, à Bethesda, dans le Maryland.

Selon lui, les fioles devaient lui éviter d'avoir à reprendre ses recherches du début.

Konan Michel Yoa a été condamné à 17 jours de prison et à 500 $ d’amende.

Depuis, le laboratoire de virologie de Winnipeg a revu ses protocoles de biosécurité.

Avec des informations de Karen Pauls

Manitoba

Santé publique