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Conflit autour d'un concert bénéfice pour un enfant atteint de leucémie

Un homme, les bras levés, tient un micro dans sa main droite.

Le rappeur Souldia (archives)

Photo : Facebook/Souldia

Alexia Martel-Desjardins

L'annulation d'un concert bénéfice au profit de Mylan, un bambin de Val-d'Or qui souffre de leucémie, suscite de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Le concert, dont la tête d'affiche était l'artiste Souldia, devait avoir lieu le 20 juillet. Le 10 juillet, la mère de Mylan, Roxanne Brousseau, a écrit dans une publication sur Facebook que l'organisateur de l’événement « a décidé que les bénéfices n'iront pas Mylan».

Plusieurs ont dénoncé sur les réseaux sociaux la décision du copropriétaire de la boutique Gold Rush, Karl Faucher, qui avait signé le contrat avec 7ième Ciel, la maison de production de Souldia. Le chanteur Souldia a annoncé sur sa page Facebook, le 11 juillet, qu'il se retirait du concert bénéfice.

Dominika Piecki, copropriétaire de la boutique Gold Rush, affirme qu'elle et Karl désiraient remettre à Leucan l'argent qu'ils avaient accumulé dans une bouteille de dons pour Mylan. Ce que nous on a accumulé à la boutique, on voulait en donner une partie à Leucan, ce qui est 25 sous pour chaque dollar amassé, raconte-t-elle.

Une bouteille était située dans la boutique Gold Rush à Val-d'Or, où les clients pouvaient faire des dons à la famille de Mylan. «Mais la maman ne voulait pas», réplique Dominika Piecki.

Une collaboration qui tourne au vinaigre

Jonathan Deschênes-Brousseau est copropriétaire des productions VDHL et l'oncle de Mylan. Sa compagnie se chargeait de l'aspect technique de l'événement du 20 juillet, soit la location de la salle et le permis d'alcool.

On s'était entendu que le show était pour une collecte de dons pour Mylan, dit-il. Là, au cours des dernières semaines, le propriétaire a décidé qu'il ne donnait plus les dons à Mylan, qu'il voulait les donner à d'autres associations. C'est pour ça que ça a fait un conflit.

Mme Piecki dit avoir reçu des messages virulents depuis que l'affaire a éclaté sur les réseaux sociaux. « Les messages haineux qu'on a eus, c'est incroyable, déplore-t-elle. Quand c'est rendu que c'est des menaces de mort, je trouve ça grave. »

Dominika Piecki a contacté les autorités et a l'intention d'entamer des procédures légales.

Abitibi–Témiscamingue

Société