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Justin Trudeau assure que Trans Mountain ira de l'avant

Le premier ministre a pris la parole, vendredi, au terminal du pipeline Trans Mountain, qu’Ottawa a récemment approuvé.

Justin Trudeau, accompagné des deux députés libéraux d'Edmonton, Amarjeet Sohi et Randy Boissonneault, a eu droit à un accueil poli de la part des travailleurs du pipeline Trans Mountain.

Photo : Radio-Canada / Laurent Pirot

Radio-Canada

Le premier ministre canadien était à Edmonton vendredi pour assurer aux travailleurs de l’industrie pétrolière qu’ils pouvaient compter sur son gouvernement.

« L’Alberta a été là pour le Canada pendant des décennies au cours desquelles vous avez contribué à l’économie et créé des emplois pour les gens de ce pays », a dit Justin Trudeau aux travailleurs rassemblés devant lui. « Au cours des dernières années, nous avons travaillé très fort pour être là pour vous. »

C’était sa première apparition publique en Alberta depuis qu’Ottawa a donné son aval à l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, le 18 juin dernier.

Unité nationale

Il en a profité pour critiquer l’attitude des conservateurs fédéraux et provinciaux dans ce dossier controversé, en les accusant de jeter volontairement de l’huile sur le feu.

« Le fait que des politiciens conservateurs sont en train [...] d’inventer des menaces à l’unité du pays, je trouve ça complètement irresponsable », a-t-il dit.

Le premier ministre se dit confiant que Trans Mountain pourra aller de l’avant, car il a été fait « de la bonne façon », soit en impliquant les communautés autochtones et en protégeant l’environnement.

« C’est ce que les gouvernements conservateurs n’avaient pas compris depuis 10 ans et continuent de ne pas comprendre », a lancé Justin Trudeau.

Un processus complexe

Le projet de 7,4 milliards de dollars doit tripler la capacité de l’oléoduc, pour acheminer 890 000 barils de pétrole par jour des sables bitumineux albertains jusqu’à la côte britanno-colombienne.

Le gouvernement avait appuyé le projet une première fois en 2016, mais avait été renvoyé à ses devoirs par la Cour d’appel fédérale, qui a jugé que les processus de consultation et d’évaluation environnementale avaient été bâclés.

Dans l’incertitude, la compagnie Kinder Morgan, qui pilotait le projet, s’est retirée. Comme aucun promoteur privé ne se manifestait pour prendre la relève, le gouvernement fédéral a lui-même acheté le pipeline et le projet d'expansion au coût de 4,5 milliards de dollars en 2018.

Ottawa cherche maintenant à le revendre à des groupes privés.

Justin Trudeau est assis et discute avec des personnes portant l'uniforme bleu des travailleurs pétroliers.

Le premier ministre a pris un bain de foule, vendredi, au terminal du pipeline Trans Mountain à Edmonton.

Photo : Radio-Canada / Laurent Pirot

Participation autochtone

Plus tôt cette semaine, le ministre des Finances, Bill Morneau, a envoyé une lettre à plusieurs communautés autochtones pour les inviter à discuter de leur « participation économique » au projet.

Justin Trudeau y a fait allusion dans son discours, vendredi.

« Nous discutons justement avec eux de la façon dont ils peuvent profiter directement des retombées de ce projet. »

Des rencontres à ce sujet sont prévues dans la deuxième moitié du mois d’août, à Victoria, Vancouver, Kamloops et Edmonton.

Le groupe Iron Coalition s’est formé l’automne dernier à la suite d’une rencontre de l’Assemblée des chefs de traités de l’Alberta. Il est dirigé par le président de la communauté métisse de Fort McKay et les chefs de deux Premières Nations albertaines. Il aimerait acheter entre 50 % et 100 % de l’oléoduc une fois qu’il sera construit.

Un autre groupe, le « Projet Réconciliation » composé de 300 communautés autochtones, entend faire une offre de 6,9 milliards de dollars pour obtenir 51 % des parts du projet.

Le pipeline de la discorde

L’avenir de Trans Mountain demeure cependant en suspens en raison de la persistante opposition de la Colombie-Britannique ainsi que celle de plusieurs groupes autochtones et environnementaux.

Le pipeline a d’ailleurs été une source constante de tension entre les gouvernements de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique a confirmé qu’il porterait la cause en Cour suprême du Canada.

Une autre contestation judiciaire a été entamée au début de la semaine par l’organisme Ecojustice.

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